Poste de Vice-Président : Baongla tacle durement Franck sur le plateau de Parfait Ayissi

Georges Gilbert Baongla et Franck Biya.-fotor-enhance-2026042151130 (1)

À l’heure où le débat sur la transition politique s’intensifie au Cameroun, Georges Gilbert Baongla jette un pavé dans la mare. Invité dimanche dernier sur le plateau de l’émission « Libre Expression », l’homme politique a revendiqué la création d’un poste de vice-président dévolu à la famille présidentielle. Entre ambitions personnelles et révélations sur la fratrie Biya, ses déclarations bousculent l’agenda politique national.

L’ambiance était électrique dimanche 19 avril, sur le plateau de Parfait Ayissi. Alors que le Cameroun entame une semaine qui pourrait être cruciale pour son avenir institutionnel, Georges Gilbert Baongla, figure médiatique habituée aux sorties fracassantes, a franchi un nouveau palier dans l’analyse du calendrier politique de Yaoundé. Pour l’ancien directeur de publication du journal Le Démenti, la mise en place d’un poste de vice-président n’est plus une simple rumeur de couloir, mais le signe avant-coureur d’un grand virage au sommet de l’État.

« Le poste doit revenir à la famille »

Selon Baongla, la création de cette nouvelle fonction est l’acte final du règne du locataire d’Etoudi. « En créant un poste de Vice-président, Paul Biya dévoile ainsi son intention de quitter le pouvoir », a-t-il analysé avec assurance. Mais au-delà du constat, c’est le profil du futur titulaire qui cristallise les tensions. Pour celui qui se présente depuis des années comme le fils aîné du chef de l’État, la légitimité de cette fonction doit rester d’ordre « dynastique » pour garantir la stabilité.

Sans détour, il a posé sa candidature devant les téléspectateurs : « Le Poste de vice-président doit revenir à la famille (…) j’ai des états de service et je peux occuper cette fonction. »

Une hiérarchie familiale redéfinie

L’intervention a pris une tournure plus personnelle, voire intime, lorsque Georges Gilbert Baongla a entrepris de dresser la cartographie de la descendance présidentielle. Dans un élan de rhétorique visant à marquer son territoire face à d’éventuels rivaux, il a tenu à clarifier les rangs de la fratrie, n’hésitant pas à écarter certaines figures de la lignée biologique directe.

« Nous sommes quatre. Il y a trois enfants biologiques : Moi Baongla, il y a Brenda et il y a Junior. Franck Biya est un enfant adoptif », a martelé le panéliste. En distinguant ainsi les « biologiques » des « adoptifs », Baongla cherche visiblement à s’imposer comme le premier héritier naturel, capable de sécuriser le fauteuil de vice-président.

Un séisme politique en gestation ?

Cette sortie intervient dans un contexte où les analystes s’interrogent sur la forme que prendra la succession de Paul Biya. Si l’idée d’une vice-présidence permettrait une transition fluide, la sortie de Baongla rappelle que la bataille ne se jouera pas seulement dans les urnes ou au sein du RDPC, mais peut-être aussi au cœur du clan familial.

Reste à savoir si cette main tendue vers le pouvoir sera saisie par la présidence ou si elle restera une énième charge médiatique d’un homme qui, depuis des décennies, tente de transformer son nom en destin politique. Pour l’heure, à Yaoundé, le silence d’Etoudi reste la seule réponse officielle à ces prétentions dynastiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Le leader du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, a exprimé sa gratitude au Pape Léon XIV après sa visite historique au Cameroun, tout en réaffirmant son

L’accident survenu le 19 avril 2026 au lieu-dit Badjengo, sur l’axe Garoua-Maroua, a causé la mort des dix occupants d’un car de transport, démentant les

En pleine ébullition sur la transition politique au Cameroun, une guerre de mots secoue les réseaux sociaux. Face aux ambitions de vice-présidence affichées par Georges

Le politologue Njoya Moussa dans cette sortie revient sur les propos de l’économiste concernant la question de la vice-présidence et le rôle presqu’inexistant de l’opposition.

Nathalie Abouem dans cette sortie est très laudatrice du portier International camerounais. Elle estime que malgré toutes les péripéties qu’il a traversé notamment sa suspension

L’actualité autour de l’arrestation de la blogueuse Camerounaise Aïcha Kamoise fait couler beaucoup d’encre et de salives. En tant qu’avocat et défenseur des droits humains,