Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a décidé de porter la contestation de la récente réforme constitutionnelle camerounaise sur la scène internationale. Dans un mémorandum daté du 20 avril 2026, le parti dirigé par Maurice Kamto demande à l’Union africaine de réagir face à ce qu’il qualifie de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Au cœur de la polémique figure la Loi n°2026/002 du 14 avril 2026, qui modifie certaines dispositions de la Constitution et réintroduit notamment la fonction de vice-président de la République. Cette réforme prévoit que le vice-président soit nommé et révoqué par le chef de l’État, avec la possibilité d’assurer la continuité du mandat présidentiel en cas de vacance du pouvoir.
Pour le MRC, un tel mécanisme remet en cause le principe démocratique fondamental selon lequel le peuple choisit ses dirigeants par le suffrage. Le parti estime qu’en permettant à une personnalité non élue d’accéder à la magistrature suprême, la réforme ouvre la voie à une dévolution du pouvoir contraire aux normes constitutionnelles et aux engagements africains du Cameroun.
S’appuyant sur les textes de l’Union africaine, notamment l’Acte constitutif et la Charte africaine de la démocratie, le MRC appelle à l’activation des mécanismes de sanction contre le Cameroun. Le parti évoque explicitement l’hypothèse d’une suspension, comme cela a été le cas dans d’autres pays confrontés à des ruptures de l’ordre constitutionnel.





