Pr Aba’a Oyono : «Je suis prêt à mourir pour la libération du pays »

Le Pr Jean Calvin Aba’a Oyono se dit prêt à mourir pour ce combat.

Refoulé de Garoua il y a quelques jours, le professeur Jean Calvin Aba’a Oyono s’est exprimé pour la première fois dans une interview accordée à Vox Africa. L’universitaire, connu pour être un soutien politique et intellectuel d’Issa Tchiroma Bakary, dénonce la répression et la peur qui, selon lui, continuent de dominer la scène politique camerounaise.

«Si mon emprisonnement et mon assassinat peuvent servir à libérer ce pays, j’aurais subi un supplice salutaire pour le peuple », a-t-il déclaré.

Le spécialiste de droit constitutionnel  estime que le pouvoir en place n’a plus la légitimité morale ni populaire pour gouverner, et que la militarisation des villes prouve une chose : « Quand on est sûr d’avoir gagné une élection, on n’a pas besoin de militariser la ville. Ce pouvoir a toujours fonctionné par la peur ».

Pour cet universitaire engagé, le changement est désormais irréversible. Il appelle les Camerounais à rester mobilisés et déterminés pour défendre leur vote :

«Le peuple est déterminé à défendre son vote. Il faudrait que ce soit très bien entend  », a ajouté le Pr Oyono. Anicet Ekane et Djeukam Tchameni, figures de l’Union pour le Changement (UPC), ont été interpellés ce vendredi à Douala par les forces de sécurité, 48h de la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025.

 

Partager l'article:
Étiquettes:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Lire sur mobile

QR Code
Ne perdez plus rien, recevez le résumé de l'actualité quotidienne, directement dans votre courriel.

Vous êtes désormais inscrit à notre newsletter, merci de faire partie de notre auditoire!

Dans la même catégorie: ,

Dans sa sortie sur le plateau de l’émission Club d’Elites ce dimanche 6 septembre 2026 sur Vision 4, l’homme politique Saint Eloi Bidoung soutient qu’il

Réalisations, investissements et visibilité : pourquoi le maire André Thomas Bengon cristallise-t-il autant les critiques ? À Ebolowa, le débat politique semble progressivement quitter le

Visiblement, ca tire par balles reelles entre le politologue et le directeur de publication de kalara. Du berger a la bergere, moussa njoys dans cette

Dans cette sortie du directeur de publication du Journal Kalara, il estime le politologue est dans l’emotion et la proximité au détriment des arguments juridiques

Deux femmes ont été placées en garde à vue à Yaoundé après la découverte de 15 enfants, âgés de 2 à 15 ans, dans une

Souvent obnubilée par la présidentielle, l’opposition camerounaise oublie le levier fondamental du Parlement. À l’approche des élections législatives, des voix s’élèvent pour rappeler qu’une majorité