Révision constitutionnelle : La dénonciation de Me Ntimbane Bomo

Dans cette sortie de l’avocat et défenseur des droits humains, la modification de la Constitution exige l’implication du peuple camerounais, soit par voie de référendum ou  par ses élus.

« NON À LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION PAR DES PERSONNES SANS AUCUNE LÉGITIMITÉ !

LA CONSTITUTION DE 1972 ENCORE EN VIGUEUR ET ADOPTÉE PAR RÉFÉRENDUM NE DOIT ÊTRE MODIFIÉE QUE PAR UN RÉFÉRENDUM OU PAR DES ÉLUS DU PEUPLE !

Des informations de plus en plus récurrentes font état de ce qu’un texte modifiant la Constitution de la République du Cameroun, à savoir celle du 02 juin 1972 modifiée et révisée en 1996 et 2008, notamment sur les aspects vitaux du fonctionnement des institutions et les conditions d’alternance à la tête de l’Etat, sera déposé pour son examen et l’adoption du Parlement siégeant en Congrès (Assemblée Nationale et Senat réuni).

Il est important de rappeler que la modification d’une Constitution dans un pays est un moment capital dans son fonctionnement, lequel nécessite son adoption par le peuple tout entier.

Car la Constitution est le contrat social qui définit la vie commune des personnes vivant dans un pays.
Ainsi le 02 juin 1972, la Constitution actuelle du Cameroun a été adoptée par référendum. C’est-à-dire que tout le peuple camerounais a été appelé au vote.

Sa modification dans ses fondements dans le cas d’espèce, sur les modalités d’accession à la Présidence de la République, par parallélisme des formes exige dès lors, l’implication de tout le peuple camerounais, soit par voie de référendum, soit par ses élus.

Or il se trouve que les membres de l’Assemblée Nationale du Cameroun qui sont appelés à procéder à la modification constitutionnelle ne sont plus des élus, mais jouissent des mandats prorogés par décision administrative et réglementaire du Président de la République, et par leur propre résolution.

À cet effet, nous appelons la haute responsabilité du Président de la République, gardien de cette Constitution, à éviter l’usage des entourloupes de cette nature, pour modifier la Constitution du Cameroun, sans le peuple camerounais.

Et comme le disait si bien Nelson MANDELA, « tout ce qui est fait pour nous, sans nous, est contre nous’ ; toute adoption des modifications fondamentales de notre Constitution sans participation directe du peuple camerounais par voie référendaire, ou indirecte à travers ses élus, est contre les intérêts du peuple camerounais.

Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE ».

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