Société: Comment vaincre la peur du COVID-19 par les performances du festival MODAPERF

La compagnie Zora Snake organise la quatrième édition, du festival international « Mouvements, danses et performances (MODAPERF) » à Douala, Dschang et Yaoundé, respectivement du 12 au 14 ; du 16 au 17 ; et du 19 au 22.

En vue de se lancer sur la dernière ligne droite, qui est appelée à s’ouvrir sur la quatrième édition du festival international « Mouvements, danses et performances (MODAPERF) », Zora Snake, directeur de la compagnie du même nom, a donné une conférence de presse, dans un hôtel de la place de Dschang, en matinée du dimanche 18 octobre 2020.

Etalée sur trois villes, cette fête des arts et du spectacle va se dérouler du 12 au 22 novembre prochain. Soit : du 12 au 14, à Douala ; du 16 au 17, Dschang ; et du 19 au 22, à Yaoundé. Le concept de ce festival a vu le jour à Douala, avant de s’ouvrir à la capitale politique du pays, Yaoundé, à sa deuxième édition.

Et suite aux nombreux retours positifs qui ont sanctionné sa troisième édition, à Dschang, les organisateurs ont choisi de réinscrire la cité capitale touristico-culturelle de la région de l’Ouest, Dschang, sur la liste des villes appelées à abriter la quatrième édition du MODAPERF.

Dans le but de maîtriser le cap de la réinvention de son organisation, sans jamais déroger aux mesures-barrières imposées, par la conjoncture sanitaire actuelle, le comité d’organisation du festival a choisi de célébrer la présente édition, sous un thème de combat :

« Vaincre nos peurs et tenir le présent. » Car, l’esprit qui a conduit une telle option est simple et clair, comme l’affirme l’artiste Zora : « Surmonter les peurs nées du COVID-19, tout en continuant d’en attendre toujours davantage de la vie… »

Seulement, pour des raisons de crise ci-dessus évoquées, la dizaine d’artistes internationaux au départ invité ne pourra, malheureusement, plus prendre part au festival. Et si Zora Snake, son promoteur, a pu lui-même partir de la Belgique où il a séjourné alors, c’est grâce à sa double condition d’artiste sous contrat, et de nationalité camerounaise.

Après avoir surmonté nombre de difficultés dans l’organisation des précédentes éditions, le directeur de la compagnie a longuement remercié, pendant son mot préliminaire, tous ceux grâce aux efforts conjugués de qui, le festival aura bel et bien lieu.

Au nombre de ces personnes, physiques et morales, il a dit des remerciements appuyés à « Kiss Kiss Bank Bank France », pour leur avoir servi d’interface, dans la campagne qui a permis de lever l’équivalent d’un peu moins de trois millions de francs (3 000 000 Fcfa), en euros.

Entre autres partenaires à qui l’orateur a également exprimé sa gratitude, il conviendrait de citer : l’antenne de Douala de l’Institut français du Cameroun, l’Alliance franco-camerounaise de Dschang, et toutes les institutions dont le logo a orné le bas des affiches, collées dans la salle en décor d’arrière-plan.

Selon les mots de Junior Boggy, artiste-performeur en danse, opérateur de la mise en œuvre locale du festival, cinq grandes catégories de compétition ont été cette année encore, retenues : people, break-dance, hip-hop, all style et expérimental. Cette dernière catégorie est consacrée de manière spéciale, à la transmission des codes techniques aux jeunes artistes.

Le festival MODAPERF, qui se veut élastique et évolutif dans son essence, a l’ambition de contribuer à répondre à la question : « Comment ramener l’art, la culture, la performance vers nos quartiers et nos publics locaux ? », à travers la pratique des arts en plein air, sur des espaces et places publics.

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