À moins d’un mois de la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, la course à la succession de Maurice Kamto enregistre un tournant majeur. Brice Ronnic Djolako a officialisé son retrait de la course, redistribuant les cartes au sein de l’opposition.
La course pour s’emparer du flambeau du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) se resserre à vue d’œil. Alors que l’effervescence gagne les rangs du parti d’opposition, un acteur clé vient de jeter l’éponge, modifiant la configuration de la compétition interne.
Dans une communication publiée ce mercredi 23 septembre sur sa page officielle, Brice Ronnic Djolako a surpris l’opinion en annonçant le retrait de sa candidature à la présidence nationale, emportant avec lui l’ensemble de sa liste. Un net revirement de situation pour celui qui affichait encore de grandes ambitions au début de la semaine. Sans expliciter les motifs de sa décision, le militant a toutefois clairement orienté ses partisans en appelant à porter les suffrages sur la candidate Tiriane Balbine Nadège Noah.
Une configuration désormais resserrée
Ce désistement réduit à deux le nombre de listes en lice pour succéder au professeur Maurice Kamto : celle de Tiriane Nadège Noah et celle portée par Pierre Emmanuel Binyam.
Cette recomposition des forces intervient dans un contexte de tractations intenses, marqué quelques jours plus tôt par le ralliement de l’ancien vice-président Mamadou Mota, qui a lui aussi affiché son soutien à Tiriane Nadège Noah, estimant qu’elle incarne la « femme de la situation ». Pendant ce temps, l’ombre du fondateur plane toujours sur la formation politique. Resté muet depuis sa démission surprise intervenue le 8 septembre dernier, l’universitaire n’a pour l’heure émis aucune consigne officielle de campagne.
Alors que les alliances se font et se défont en coulisses, tous les regards convergent désormais vers la grande convention extraordinaire du 17 octobre 2026. C’est ce rendez-vous capital qui dira si le MRC saura négocier sa transition ou si les rivalités post-retraits redessineront durablement l’avenir de l’un des poids lourds de l’opposition camerounaise.





