Prévue initialement pour ce jeudi, la rencontre entre le gouvernement et le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a été décalée à ce vendredi 18 septembre 2026. Alors que le débrayage se poursuit dans les universités publiques du pays, ce face-à-face avec la tutelle s’annonce décisif pour l’avenir de l’année académique.
Le climat social reste tendu sur les campus universitaires du Cameroun. Tandis que le mot d’ordre de grève, lancé le 3 septembre dernier, continue d’être largement suivi par la base, tous les regards sont désormais tournés vers Yaoundé, où une réunion de haute importance s’organise avec le ministère de l’Enseignement supérieur.
À l’issue d’une session extraordinaire tenue par visioconférence le 16 septembre dernier, le Bureau exécutif national du Synes (Ben-Synes) a acté un léger glissement de calendrier. Une délégation syndicale, conduite par sa Secrétaire générale, sera finalement reçue ce vendredi 18 septembre à 10h00 par la tutelle.
En attendant l’issue de ce dialogue annoncé comme un face-à-face de vérité, le mouvement d’humeur ne marque aucune pause. Le syndicat s’est ouvertement réjoui du suivi massif et sans réserve de son mot d’ordre à travers l’ensemble des universités publiques du pays. Tout en exhortant ses membres à garder leur sérénité, la direction syndicale les invite à rester particulièrement attentifs aux orientations qui émaneront de ces négociations.
Entre fermeté revendicative et impératif de paix sociale, les heures qui viennent s’annoncent déterminantes. La capacité des deux parties à trouver un compromis scellera, ou non, l’apaisement d’une crise qui ébranle profondément le système universitaire national.





