Recherché après la diffusion d’une vidéo compromettante sur les réseaux sociaux, l’enseignant Rameaux Abomo Ngono a été interpellé samedi soir par la gendarmerie dans la périphérie de Yaoundé. Soupçonné d’abus sexuels sur une quinzaine de fillettes âgées de 8 à 10 ans, le suspect est actuellement placé en garde à vue. Une enquête judiciaire est ouverte pour faire toute la lumière sur ce drame.
YAOUNDÉ — Le dénouement est survenu ce week-end dans l’affaire qui secoue la communauté éducative de la capitale politique. Rameaux Abomo Ngono, l’enseignant au groupe scolaire Manumba à Toutouli, a été appréhendé samedi soir par les forces de l’ordre. Sa cavale, qui tenait l’opinion publique en haleine depuis la fuite d’images accablantes sur internet, a pris fin à la suite d’une opération de filature minutieuse.
L’interpellation a été menée par les éléments de l’État-major de la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé. Le suspect a été localisé et arrêté alors qu’il se terrait au lieu-dit Nkong, dans le village Abom Ngona, situé dans l’arrondissement de Yaoundé V. Il a ensuite été transféré à la gendarmerie de Meyo, dans le quatrième arrondissement, où il est désormais placé en garde à vue. L’homme, communément appelé « M. Abomo », jouissait jusqu’ici d’une solide réputation de confiance auprès des parents du quartier.
C’est précisément dans le cadre privé des séances de répétition qu’il encadrait que l’instituteur aurait profité de son autorité. Selon les premiers éléments de l’enquête, les autorités évaluent à une quinzaine le nombre de victimes potentielles, toutes des mineures âgées de 8 à 10 ans. La diffusion de la vidéo virale a agi comme un déclencheur, brisant le silence autour de ces agissements présumés et provoquant une vive indignation générale.
L’enquête préliminaire se poursuit activement sous l’encadrement des autorités judiciaires compétentes, afin d’établir formellement l’étendue des faits et de recueillir l’ensemble des témoignages. Ce dossier, désormais entre les mains de la justice, rappelle la vigilance requise autour des espaces d’encadrement des mineurs. L’intéressé devra répondre des charges retenues contre lui devant les tribunaux, uniques garants du droit et de la protection de l’enfance.





