Pari Sportif: Sucrerie et Amertume de CAN dans les kiosques

Le rideau de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Cameroun 2021 tombé, supporters et gestionnaires de structures de pari de football (parifoot) font des comptes.

« Sucrée », cette CAN l’aura été dans plusieurs secteurs d’activités au Cameroun. Dans les kiosques et salles de parifoot, c’est sans regret que l’on évoque la fête du football continentale dont le rideau est tombé dimanche dernier au Stade d’Olembe. Jean-Baptiste Onana est parieur et gérant de kiosque au lieudit Mobile Kondengui à Yaoundé. «  La CAN était sucrée. J’ai eu une nette croissance dans mon activité. Avant la CAN, j’avais un chiffre d’affaire d’environ 50000 FCFA. Pendant la CAN, mon gain quotidien a grimpé et l’évolution était bien constante juqu’au 6 février, jour de CAN », nous confie-t-il.

Au quartier Odza-Messamendongo, Alino égraine les bons points de la CAN, depuis son kiosque de parifoot bien dressé en plein carrefour. « Les parieurs nous fréquentaient un plus qu’avant. On sentait l’engouement de la CAN. Et cela a eu un impact positif sur les recettes journalières », dévoile-t-il. En effet, les supporters ont soutenu leurs équipes au-delà des stades et de leurs écrans de télévisions au point de miser pour elles. Ce qui a fait de la CAN 2021, une période de vache grasse pour de nombreux gérants des kiosques et salles de pari du football. Cependant, la réalité semble ne pas être aussi reluisante chez ces parieurs eux-mêmes.

Grincements de dents chez les parieurs

Au quartier Nkolnda par exemple, beaucoup de jeunes et des plus âgés garde de la 33ème édition de la CAN, le souvenir d’un goût amer. « C’était un peu difficile des faire de bonnes mises. On s’est rendu compte qu’il n’y a plus de petites équipes, encore moins de grandes. La notion favorite même n’a plus de sens. Du coup tous les pronostics étaient de plus en plus non évidents », lance Henri.

Non loin de lui, Loïc rajoute : « Il y avait tellement de surprise dans cette CAN. Dans le match Algérie – Sierra Leone par exemple, j’ai mise pour l’Algérie. A ma grande surprise, les deux équipes ont fait match nul, et mon ticket s’était « brulé »  », regrette-t-il. Pour miser juste et tirer profit de cette CAN, il fallait peut-être chanceux comme Simplice. « Je ne peux pas regretter d’avoir souvent eu à parier sur les matches de la CAN. Tous les matches des Lions Indomptables par exemple m’ont donné de l’argent, parce que je jouais toujours en « doubles chance » en faveur du Cameroun. Et le pays n’a jamais perdu. Il fallait donc être technique », se réjouit-il.

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