Le diocèse de Kribi est en émoi. Un pick-up Toyota, affecté au service Justice et Paix, a mystérieusement disparu du presbytère de Dombè dans la nuit du 8 juin 2026. Ayant récemment transporté les reliques de sainte Bernadette Soubirous, cette disparition alimente toutes les spéculations dans la cité balnéaire, entre enquête policière ouverte et questionnements mystiques au sein de la communauté chrétienne.
La quiétude du presbytère des Martyrs de l’Ouganda a été brutalement rompue. Entre 1h00 et 6h00 du matin, ce lundi 8 juin, un pick-up Toyota blanc, immatriculé SU 702 AN, s’est volatilisé. Un fait divers qui, en d’autres circonstances, aurait été banal, mais qui, ici, prend une dimension hautement sensible.
Ce véhicule n’était pas un simple outil de travail pour le service Justice et Paix. Il était, jusqu’à peu, le « char » des instants de grâce : c’est lui qui a transporté, à travers le diocèse, les reliques de sainte Bernadette Soubirous et de Notre-Dame de Lourdes. Pour les fidèles, cette disparition, survenue au lendemain d’une période de ferveur religieuse, revêt un caractère quasi irrationnel.
La colère de l’évêque, le doute des fidèles
L’affaire a pris une tournure sérieuse avec la réaction de Monseigneur Damase Zinga Atangana. Selon des sources concordantes, l’évêque de Kribi a martelé avec fermeté : « Je veux mon véhicule ». Le commissariat central et la gendarmerie sont sur le pont, multipliant les investigations. Pourtant, le silence des pistes inquiète, et l’absence de ce moyen de mobilité paralyse désormais les missions du service Justice et Paix, essentiel pour atteindre les zones reculées.
Dans les chaumières de Kribi, le mystère laisse place à des rumeurs persistantes. Qui a pu orchestrer un tel larcin dans l’enceinte sécurisée d’un presbytère ? Les langues se délient : certains soupçonnent une complicité interne, évoquant une parfaite connaissance des habitudes des lieux, tandis que d’autres, plus mystiques, en appellent au pouvoir de la prière pour confondre le coupable.
Une communauté sous haute tension
Au-delà de l’enquête judiciaire, c’est le climat de confiance au sein de la communauté catholique locale qui semble fissuré. Sur la plateforme numérique dédiée aux prêtres du diocèse, les appels à la vigilance se multiplient pour retrouver ce véhicule facilement reconnaissable. Chaque bruit de moteur dans les cours des paroisses fait désormais tourner les têtes, signe d’une psychose qui s’installe.
Tandis que la justice poursuit son travail, le diocèse de Kribi, entre dépit et espérance, retient son souffle. Pour l’heure, le pick-up reste introuvable, laissant les autorités ecclésiastiques face à un casse-tête qui, au-delà de la perte matérielle, touche au cœur la sérénité d’une cité diocésaine en pleine tourmente.





