Ouest: Ces localités sous la menace des sécessionnistes

En raison de leur proximité avec l’une des régions anglophones, elles subissent régulièrement des incursions des milices armées.

Depuis le déclenchement de la crise anglophone, il n’y a pas que les populations des régions Sud-Ouest et du Nord-Ouest qui subissent les affres des tensions qui y règnent. Une partie des populations de l’Ouest aussi. Et le département le plus affecté, est inéluctablement la Menoua. En effet, des six arrondissements que compte cette unité administrative, quatre sont frontaliers avec la région du Sud-Ouest. « Notre département partage une grande frontière avec le Sud-Ouest ; notamment avec les départements du Lebialem et le Koupe Manengouba, plus précisément avec Nguiti. A Bafou Nord (Nkong- Ni), la Menoua est frontalière avec l’arrondissement de Wabane ; du côté de Fongo-Tongo (Fongo-Tongo) avec l’arrondissement d’Alou. Du côté de Fondonnera (Santchou) et Fongo-Ndeng (Dschang), nous sommes frontaliers avec l’arrondissement de Fontem dans le Lebialem », situe Balungueli Confiance Ebune.

Le préfet du département de la Menoua reconnait que ces différentes localités subissent régulièrement des attaques des bandes armées parties de la région du Sud-Ouest. La dernière remonte au mardi 11 septembre dernier. Après avoir mis le feu à l’école publique de Ndah à Fongo-Ndeng, les sécessionnistes ont sommé les populations de partir avant qu’ils ne passent à la vitesse supérieure la prochaine fois. À Tchouadeng, un autre village situé non loin de Fongo-Ndeng, les sécessionnistes ont également proféré ces menaces. De même qu’aux populations de Fossong-Ellelen et celles de Nzieh dans l’arrondissement de Nkong-Ni.

Outre la Menoua, le département des Bamboutos, frontalier avec le Sud-Ouest et le Nord-Ouest est victime de quelques assauts des sécessionnistes. L’on se souvient de l’attaque le 26 juin 2018 de la brigade de gendarmerie de Babadjou par un groupe d’hommes armés présentés comme des « Amba boy’s ». Dans l’arrondissement de Galim et plus précisément les groupements Bagam et Bamenyam limitrophes avec le département du Ngokentudja, quelques atrocités ont aussi été attribués aux séparatistes. Dans l’arrondissement de Mbouda, Balatchi frontalier à l’arrondissement de Wabane dans le Sud-Ouest n’a certes pas encore reçu d’attaque, mais les populations sont sur le qui-vive. Exactement comme celles Bangang proche du Lebialem.

Aussi le Noun n’est pas épargné avec des localités comme Bangourain, frontalier avec Jakiri dans le Nord-Ouest.

Pour se mettre à l’abri, la plupart des habitants des localités, a décidé de se déplacer vers les régions froncophones.

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