Entre l’amélioration de la gouvernance locale axée sur les résultats, le développement structuré et croissant de la région du sud et le soutien de l’économie locale, le plan d’action du nouveau Président du Conseil Régional du Sud Éric Gervais NDO qui a prêté serment le 09 janvier 2026 draine beaucoup d’espoir et tranche net avec celui de son prédécesseur marqué par l’opacité et des politiques publiques inéfficaces.
Le Commandant des douanes hors échelle Éric Gervais NDO, Chef de la division des enquêtes douanières à la Direction Générale des douanes a été élu président du CRS au terme d’un scrutin manifestement sous tension avec 66 voix contre 22, battant à la régulière son adversaire du jour Antoine BIKORO ALO’O investi par le Comité Central du RDPC.
Un coup de tonnerre politique sous le ciel d’Ebolowa qui a tenu le Ministre Jacques FAME NDONGO, patron politique du sud en haleine durant 02 jours, au côté de la Ministre Minette Libom Li-Likeng, la départementale à la délégation permanente du CC du RDPC pour la Mvila et dans le rôle de bouc émissaire le Ministre Joseph Le porteur du fameux « pli fermé » de la discorde à l’origine des tensions.
《 je n’aurais pas pu être plus fort que quiconque, si l’autorité suprême du parti n’avait pas autorisé cette élection 》 : déclarait il alors à notre confrère du journal Action. Si certains y voient une insubordination certaine face au rejet du « pli fermé » qui désavoue « la discipline du parti » d’autre au contraire le vivent comme un retour de la démocratie veritable dans une gouvernance caractérisée par le copinage et le clientélisme qui n’a rien à voir avec les aspirations profondes des populations.

En effet pour Éric Gervais NDO, son élection à la tête de l’auguste institution n’est que le résultat des appels incessants et insistants des Conseillers Régionaux déterminés à tourner la page des anciennes méthodes ayant cours au sein du RDPC. Des appels portés par la base militante, l’élite intellectuelle de la région du sud et le corps social en général, tous engagés autour d’une réflexion novatrice intitulée « Considérations introductives au développement de la région » .
Le projet est structuré en deux grands axes de réflexion. Tout d’abord le programme transitoire de mise à niveau de la Région du sud dont la mise en œuvre épouse la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030 (SND2030).« Il faut qu’en 2030, le Cameroun devienne un pays pré-émergent, un pays à revenus intermédiaires de la tranche supérieure »martèlera t-il tout au long de ses différentes prises de parole.
« Il nous faut en outre procéder à la transformation structurelle de l’économie, transformation qui va nous permettre déjà d’être au stade industriel. Si l’énergie n’est pas là, si la dimension numérique n’est pas renseignée, si nous n’adressons pas très bien la question de la gestion du foncier, si les considérations qui ont trait à la dimension durable du développement, la dimension endogène intégrale, si de notre point de vue les questions des voies de communication notamment les routes n’étaient pas traitées, et bien, nous aurons beaucoup de difficultés à élaborer un programme pertinent qui nous permette d’être au rendez-vous de 2030 ».
Deuxième grand axe de réflexion :« Nous avons procédé à une recension de tout ce qui peut nous permettre d’élaborer un Plan Régional de Développement, avec les six (06) points traditionnels qui concernent le développement économique, sanitaire, social, éducatif, culturel et sportif. Mais vu les domaines transversaux, une stratégie de financement, la question de la gouvernance qui est une question de gouvernance participative, de transparence et surtout de redevabilité et enfin la coopération décentralisée et la mobilisation de la diaspora est indispensable ».
L’elu local, Éric Gervais NDO s’inscrit donc comme le « messi » tant entendu. Il signe le retour des bonnes vielles pratiques démocratiques qui ont fait leurs preuves. Non seulement, il se revendique du Président Paul Biya qui est un démocrate selon lui, mais en plus il pense que la décentralisation n’est pas un évènement, elle est un processus voulu et pensé par le Président National du Rdpc : « Notre engagement est de démontrer aujourd’hui que la décentralisation est un authentique chantier de gestion. C’est pour cela que nous nous inscrivons résolument dans le cadre d’une gouvernance de redevabilité et de transparence » avant de préciser qu’à présent l’heure est au travail !





