Réunies lors d’une conférence-débat ce 4 Mars autour du thème « Discrimination positive, droits, justice et incitation en vue d’une montée en compétences des femmes », les participantes ont apporté des éléments à leur hiérarchie sur l’écart persistant entre discours d’égalité et réalité administrative.
Selon les informations présentées par la cellule SIGIPES, sur 2 185 personnels que compte le Ministère des travaux publics, 444 sont des femmes parmi lesquelles 21 % des directeurs, 11 % des délégués régionaux, 17 % des chefs de service et 15 % des chefs de bureau. Comme ministres ou secrétaires générales il nya aucun poste. . En somme, leur taux intégral de représentativité culmine à 14,14 %.
Pour les intervenants, la question dépasse la simple statistique. Les panélistes ont mis en avant les compétences techniques des femmes dans le génie civil, la gestion des projets d’infrastructures et la maîtrise des normes qualité et sécurité. Mais l’accès à certaines fonctions stratégiques, notamment dans la gestion des projets routiers, demeure limité.
Face aux récriminations, le Ministre des Travaux Publics Emmanuel NGANOU DJOUMESSI s’est dit conscient du gap qui existe, tout en rappelant que les nominations reposent d’abord sur les profils et l’évolution de carrière. Dans la suite de son propos, il a tenu à encourager les femmes à affermir leurs capacités, à cultiver l’esprit participatif et à faire du travail leur principal support d’ascension.





