Le plateau de l’émission Canal Presse a servi de cadre, ce dimanche 10 mai 2026, à une charge virulente du politologue Stéphane Menouga contre la récente nomination des dirigeants de la SOCADEL. Interrogeant la pertinence du choix de profils retraités face à l’urgence de la crise énergétique, l’universitaire dénonce une déconnexion des réalités et un manque de confiance flagrant envers la jeunesse camerounaise formée à grands frais.
Le politologue n’est pas passé par quatre chemins pour exprimer son scepticisme. Pour lui, la nomination de personnalités admises à la retraite à la tête d’une structure aussi stratégique que la SOCADEL est un signal contradictoire :
« On a pris quelqu’un qui est retraité depuis, pour être nommé à la tête d’une structure qui a beaucoup de problèmes… C’est-à-dire quelqu’un qui n’est même plus habitué à travailler, qui même peut-être est déconnecté des problématiques de l’heure. »
Au-delà de l’individu, c’est le système de promotion des cadres qui est remis en question. Stéphane Menouga y voit une remise en cause de l’excellence académique nationale :
« Finalement nos universités forment quoi, s’il faut toujours ressusciter les gens. Oui, on nous vante son expérience, mais il y a beaucoup d’hommes expérimentés dans les cimetières, allez donc les chercher, si vous ne pouvez pas faire confiance aux ressources humaines que vous formez. »
En conclusion, l’analyste craint que ce choix n’apporte aucune solution concrète aux délestages chroniques que subissent les ménages : « Ça me pose déjà problème, parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets. »





