Le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé, appelle les Camerounais à une vigilance accrue. L’abandon de photocopies de Cartes Nationales d’Identité dans les centres de reprographie expose les citoyens à des risques majeurs d’usurpation d’identité. Des documents « ratés » sont détournés par des réseaux criminels pour des activités frauduleuses, pouvant entraîner de lourdes conséquences judiciaires pour les propriétaires légitimes.
C’est une habitude banale, presque mécanique, qui pourrait pourtant transformer votre vie en un véritable cauchemar judiciaire. Lorsqu’une photocopie de votre Carte Nationale d’Identité (CNI) est mal réalisée, le réflexe est souvent de la laisser sur le comptoir de l’opérateur. Une négligence que la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) qualifie désormais de périlleuse.
Un marché noir aux conséquences lourdes
Dans une note d’alerte, la haute hiérarchie de la police nationale lève le voile sur un phénomène discret mais redoutable. Certaines de ces copies, loin d’être détruites, sont récupérées par des individus mal intentionnés. Ces documents servent alors de sésame pour des activités illicites, notamment l’acquisition frauduleuse de cartes SIM ou la réalisation d’opérations financières douteuses.
Le danger est réel pour le citoyen lambda : une fois le document détourné, les actes criminels sont directement rattachés à l’identité figurant sur la copie. Le propriétaire, souvent ignorant de l’usage fait de son document, peut se retrouver convoqué par les enquêteurs, voire impliqué dans des dossiers judiciaires complexes qu’il n’a jamais initiés.
Les bons réflexes pour se protéger
Face à cette menace, la DGSN décline trois consignes de sécurité simples, mais impératives :
- Récupération systématique : Ne laissez aucune photocopie, même ratée ou illisible, entre les mains d’un tiers.
- Destruction sécurisée : Toute copie inutilisable doit être détruite immédiatement.
- Vigilance permanente : Ne laissez jamais traîner vos documents d’identité lors de vos diverses démarches administratives.
La protection de l’identité ne relève pas seulement des services de police ; elle commence par la responsabilité individuelle du citoyen. Dans un contexte de prolifération numérique, cette mise en garde de Martin Mbarga Nguelé sonne comme un rappel nécessaire : en matière d’identité, la prudence n’est jamais de trop.





