Douala : Un immeuble s’effondre à Bepanda malgré des scellés, un mort et quatre blessés

Le quartier Bepanda Omnisport à Douala est en deuil. Un immeuble de type R+3 en construction s’est effondré ce mercredi 3 juin 2026, faisant un mort et quatre blessés. Ce drame, survenu après que le promoteur a bravé les scellés apposés par la police municipale, souligne une fois de plus la dangerosité de l’incivisme dans le secteur de la construction urbaine.

Le bilan est lourd et l’émotion vive. Ce mercredi, aux environs de 16h30, un bâtiment en chantier au quartier Bepanda Omnisport, situé entre l’école publique et le Centre Multifonctionnel de la CUD, a basculé dans le chaos. Selon le communiqué officiel du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), Célestine Ketcha Courtes, l’accident a coûté la vie à une personne, tandis que quatre autres victimes, blessées, ont été prises en charge dans les structures sanitaires de la ville.

Le mépris de l’autorité en cause

Si l’effondrement a causé des dégâts matériels importants aux habitations voisines, les circonstances révélées par les autorités locales font froid dans le dos. En effet, ce chantier avait été mis sous scellés le 29 mai dernier par la police municipale de Douala pour défaut d’actes administratifs. Bravant l’interdiction, le promoteur a illégalement brisé ces scellés pour poursuivre les travaux, faisant fi des règles de sécurité élémentaires.

Le maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, a dénoncé avec fermeté cet acte d’incivisme notoire. Les autorités pointent également du doigt le non-respect des règles de l’art : utilisation de béton de mauvaise qualité et ferraillage insuffisant.

Les recherches se poursuivent

Face à l’ampleur du drame, les équipes techniques de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) et les sapeurs-pompiers ont été immédiatement déployés. Le Minhdu a précisé que les opérations de fouilles se poursuivent afin de s’assurer qu’aucune autre victime ne demeure prisonnière des gravats.

En attendant les conclusions définitives des enquêtes, ce drame interpelle sur la nécessité d’une surveillance plus rigoureuse des chantiers. Au-delà du deuil, la question de la responsabilité pénale du promoteur qui a sciemment mis des vies en péril devrait désormais être au centre des débats judiciaires.

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