Face aux spéculations sur un prétendu séjour hospitalier du président Paul Biya en Suisse, le gouvernement camerounais est monté au créneau. Par la voix du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, les autorités dénoncent des « conjectures malveillantes » et assurent que le chef de l’État, actuellement à Genève pour un séjour privé, regagnera le pays dans les plus brefs délais.
Le ton est à la fermeté du côté d’Etoudi. Dans un communiqué officiel publié le 18 juin 2026, le gouvernement camerounais s’est inscrit en faux contre les révélations du magazine Jeune Afrique. Dans un article mis en ligne le 17 juin, le média affirmait que le président Paul Biya était pris en charge dans une clinique privée genevoise, suite à un malaise survenu lors de la fête nationale du 20 mai dernier.
Pour le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, ces allégations ne reposent sur aucun fondement factuel. Le ministre dénonce des « conjectures malveillantes et infondées » qui porteraient atteinte à l’éthique journalistique. Si le gouvernement confirme la présence du chef de l’État à Genève, il dément catégoriquement toute hospitalisation, précisant que l’état de santé du président ne justifie en rien une telle prise en charge médicale.
Le communiqué souligne également que, même lors de ses séjours privés, le président reste pleinement opérationnel et continue de diriger les affaires du pays. En insistant sur le caractère infondé des rumeurs, le pouvoir central cherche à rassurer l’opinion publique nationale et internationale. Si la date précise du retour du président n’a pas été communiquée, le gouvernement assure qu’il regagnera le Cameroun « dans les plus brefs délais ».
Cette sortie médiatique met en lumière, une fois de plus, la sensibilité extrême entourant les déplacements et la santé du chef de l’État, un sujet qui, au-delà des querelles de presse, demeure au centre des préoccupations politiques nationales.




