La passe d’armes entre le Pr. Mathias Éric Owona Nguini et la FECAFOOT ne faiblit pas. Après une mise au point officielle de la fédération, l’universitaire a contre-attaqué sur les réseaux sociaux, refusant de se laisser intimider. Il maintient ses accusations sur la gestion défaillante de l’équipe nationale et exige que Samuel Eto’o assume ses responsabilités dans le fiasco de la non-qualification au Mondial 2026.
Le ton est monté d’un cran dans le football camerounais. Après la publication par la FECAFOOT d’une mise au point le 19 juin, le Pr. Mathias Éric Owona Nguini a publié une riposte cinglante sur ses réseaux sociaux, mettant en garde le président de l’instance, Samuel Eto’o Fils.
« Ne jouez pas à ce jeu avec moi »
L’universitaire a affiché une détermination totale face aux communiqués de la fédération, déclarant : « Dites à Samuel Eto’o et à la FECAFOOT de ne pas jouer à ce jeu avec moi ». Par cette sortie, il réaffirme l’intégralité de ses critiques formulées sur Info TV concernant la gestion de l’équipe nationale.
Le Pr. Owona Nguini appuie sa position sur deux points majeurs :
- Logistique défaillante : Il affirme avoir été témoin de séances d’entraînement où les Lions Indomptables manquaient de matériel, une responsabilité qu’il attribue exclusivement à la fédération.
- Responsabilité partagée : Il rejette la tentative de la FECAFOOT de se dédouaner, insistant sur le fait que l’échec est une faute collective impliquant la fédération, le Ministère des Sports (MINSEP), les joueurs et le staff technique.
Un football national en proie à la discorde
Au-delà du contentieux administratif, le Pr. Owona Nguini dresse un constat amer du paysage footballistique camerounais. Il dénonce une « guerre des clans » qui fragilise la sélection :
- D’un côté, les « Églisiens », soutiens inconditionnels de la politique de Samuel Eto’o.
- De l’autre, les « Hiboux », qui critiquent ouvertement la gouvernance actuelle.
Pour l’universitaire, ce climat de tension permanente est un poison qui empêche les joueurs et le staff de travailler dans la sérénité nécessaire au haut niveau.
Alors que la FECAFOOT tentait, par son communiqué du 19 juin, de rejeter la faute sur des « dysfonctionnements » externes et des décisions ministérielles, la réplique du professeur change la donne. Désormais, le débat ne porte plus seulement sur le bilan technique, mais sur la crédibilité même de la gouvernance du football national. La balle est, plus que jamais, dans le camp de la FECAFOOT.





