Suite à l’échec des Lions Indomptables pour la Coupe du Monde 2026, la FECAFOOT monte au créneau. Dans une mise au point musclée, l’instance dirigeante du football camerounais rejette les accusations du Pr. Mathias Éric Owona Nguini. La fédération réplique en pointant du doigt la gestion du ministère des Sports, affirmant avoir alerté les autorités sur des dysfonctionnements majeurs dès juin 2024.
Le climat reste électrique autour de la tanière des Lions Indomptables. Après la récente sortie médiatique du professeur Mathias Éric Owona Nguini sur Info TV, où il imputait à la FECAFOOT une part de responsabilité dans l’échec de la qualification pour le Mondial 2026, l’instance faîtière a décidé de passer à la contre-offensive. Dans un communiqué signé le 19 juin par son chef de département communication, Jean Marie Nkoussa, la maison mère du football camerounais s’inscrit en faux contre ces allégations.
Une réplique frontale
Pour la FECAFOOT, les propos de l’universitaire relèvent de la « contre-vérité ». L’institution ne se contente pas de démentir les accusations de sabotage ou de négligence logistique ; elle déplace le curseur de la responsabilité vers la tutelle ministérielle. S’appuyant sur la lettre n° 110/FECAFOOT/PDT/DIRCAB/2024 du 04 juin 2024, la fédération rappelle avoir officiellement alerté le ministre des Sports sur les « écarts » liés à la gestion du staff technique et administratif, imposés par le département ministériel.
Selon la FECAFOOT, cette gestion unilatérale, marquée par des changements d’encadrement technique contre l’avis du Comité Exécutif et des tensions avec certains joueurs, aurait sapé les fondements de la préparation des Lions.
Appel à la lucidité
En rejetant catégoriquement le lien établi par le Pr. Owona Nguini entre ses actions et la non-qualification, l’instance dirigée par Samuel Eto’o appelle à une lecture plus fine des faits. Loin de s’isoler, elle se présente comme une victime collatérale d’une gestion bicéphale devenue, au fil des mois, préjudiciable à la performance sportive.
Alors que le Cameroun digère encore la douleur de cette absence à la grand-messe du football mondial, ce nouveau bras de fer entre la fédération et certains observateurs met en lumière la complexité d’une crise qui dépasse le simple cadre des pelouses. Dans un pays où le football est religion, cette passe d’armes confirme que la bataille pour la vérité, elle, ne fait que commencer.






