Samedi 12 septembre 2026, un drame s’est noué au quartier administratif d’Édéa. Dame Mbango Émilienne, gouvernante de 45 ans, a été tuée par les cinq chiens de garde au domicile du Pr Stéphane Ngwanza. Une enquête judiciaire est ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire.
L’horreur a frappé le département de la Sanaga-Maritime en ce week-end de septembre. Samedi dernier, alors que le jour se levait à peine sur le quartier administratif d’Édéa, un banal déplacement professionnel s’est transformé en cauchemar mortel pour Dame Mbango Émilienne, épouse Mbenga. Âgée de 45 ans et mère de famille, cette gouvernante a perdu la vie dans l’enceinte de la résidence de son employeur, le Professeur Stéphane Ngwanza, par ailleurs vice-recteur de l’Université de Yaoundé I.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le drame est survenu aux environs de 7 heures. En franchissant le portail de la propriété pour prendre son service, la victime a été subitement prise à partie par une meute de cinq chiens de garde. Livrés à eux-mêmes dans la cour, les molosses se sont jetés sur la quadragénaire avec une violence inouïe, lui infligeant de multiples morsures fatales. En dépit des cris de détresse qui ont rapidement alerté le voisinage, les secours n’ont pu l’arracher à temps de l’emprise des animaux, la conduisant à succomber sur les lieux même de l’agression.
Face au péril immédiat et à l’impossibilité d’accéder aux lieux en toute sécurité pour les équipes de secours, les forces de maintien de l’ordre, dépêchées sur place, ont ordonné l’abattage des cinq animaux. Cette mesure d’urgence a permis de sécuriser la zone pour les besoins de constatation et d’évacuation de la dépouille vers la morgue de l’Hôpital régional d’Édéa. Ce tragique événement sème l’émoi au sein de la communauté et jette une lumière crue sur la question de la responsabilité liée à la détention d’animaux de garde potentiellement dangereux dans les zones résidentielles.
Saisie de l’affaire, la justice devra désormais trancher. Une enquête a été ouverte sous la houlette du procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Édéa afin de déterminer les responsabilités exactes et de clarifier les conditions de garde de ces canidés. Les conclusions de cette procédure sont vivement attendues pour apaiser la douleur des proches et prévenir de futurs drames similaires.






One Response
Vraiment c’est dommage quelle fini son séjour dans la gueule des chiens.
Que son âme repose en paix ☮️