Dans une déclaration publiée ce 19 octobre 2026 sur ses réseaux sociaux, Maurice Kamto rend publics la note de transmission et le mémorandum adressés le 20 avril dernier à l’Union africaine. L’opposant dénonce la création d’un poste de vice-président de la République non élu. Évoquant un changement anticonstitutionnel de gouvernement, l’ancien président du MRC réclame des sanctions contre les autorités de Yaoundé.
L’ancien leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) passe à l’offensive sur la scène diplomatique internationale. Ce 19 octobre 2026, Maurice Kamto a rendu public un ensemble de documents officiels adressés le 20 avril dernier aux plus hautes instances de l’Union africaine (UA). En ligne de mire : les récentes réformes institutionnelles à la tête de l’État.
Au cœur de la contestation figure la création d’un poste de vice-président de la République non élu, intervenue en avril 2026. Pour Maurice Kamto, cette réorganisation du pouvoir exécutif constitue un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ». Une décision qui, selon lui, viole les principes démocratiques fondateurs et expose le pays à des risques majeurs d’instabilité.
Saisissant le président de la Commission de l’UA ainsi que le président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, l’opposant demande à l’organisation continentale de prendre ses responsabilités. Il exige l’application rigoureuse des instruments juridiques de l’UA relatifs à la gouvernance et aux transitions politiques, allant jusqu’à réclamer des sanctions ciblées contre le pouvoir de Yaoundé.
Alors que le paysage politique camerounais traverse une période de fortes tensions institutionnelles, la publication de ce mémorandum marque une étape critique. En internationalisant le débat sur la légitimité des réformes en cours, Maurice Kamto accentue la pression sur l’exécutif et place la diplomatie africaine face à un arbitrage particulièrement délicat.





