En visite de travail au Cameroun jusqu’au 21 octobre, le président d’Interpol, Lucas Philippe, a été reçu ce lundi 19 octobre 2026 au Palais de l’Unité par Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, représentant le chef de l’État Paul Biya. Au cœur des échanges : le renforcement de la coopération policière internationale face au terrorisme, à la cybercriminalité et au grand banditisme transfrontalier.
La sécurité aux frontières et la criminalité transnationale s’imposent au sommet de l’agenda de l’État. Ce lundi 19 octobre 2026, les portes du Palais de l’Unité se sont ouvertes devant le président de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol), Lucas Philippe. Accueilli la veille à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen par le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, le patron de la police des polices internationales a été reçu par le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, agissant sur très hautes instructions du président Paul Biya.
Cette rencontre de haut niveau vise à franchir un cap décisif dans le partenariat stratégique entre Yaoundé et l’organisation centenaire fondée en 1923. Face à des réseaux criminels toujours plus sophistiqués, le Cameroun entend moderniser et intensifier ses outils de riposte. Les discussions ont principalement porté sur la fluidification du partage de renseignements tactiques, l’accès étendu aux bases de données mondiales de signalement et la facilitation de la localisation et de l’arrestation des fugitifs recherchés à l’international.
Pour les autorités camerounaises, confrontées à des défis sécuritaires complexes à ses différentes frontières, la coopération avec Interpol constitue un levier majeur pour neutraliser les filières terroristes, les trafics illicites et les réseaux de cybercriminalité.
Au-delà du cérémonial républicain et des poignées de main diplomatiques, le succès de cette visite de travail résidera dans la mise en œuvre effective de ces mécanismes sur le terrain. L’enjeu est désormais de transformer cet engagement institutionnel en capacités opérationnelles accrues pour les forces de police camerounaises, afin de garantir une protection renforcée des populations et des biens.





