Après deux ans passés derrière les barreaux de la prison principale de Dschang, Christian Foulefack a recouvré la liberté. Ce mardi 9 juin 2026, le Tribunal de Grande Instance de la Menoua a prononcé son acquittement dans l’affaire du meurtre de son épouse, Blanche Dontsa, faute de preuves tangibles permettant d’établir sa culpabilité.
Le dénouement est intervenu au terme d’une longue et éprouvante procédure judiciaire. Accusé par sa belle-famille d’avoir causé la mort de son épouse le 13 avril 2024, le président du Parti du Triangle National (PTN) a toujours clamé son innocence. Après plusieurs mois d’audiences et de renvois, la justice a finalement tranché, estimant que le dossier d’accusation ne contenait pas les éléments nécessaires pour fonder une condamnation.
Pour Me Sandrine Sokeng, l’avocate de l’universitaire, cette décision vient clore une période de deux années marquée par une détention médiatisée. Selon la défense, le tribunal a conclu à l’acquittement après un examen minutieux des témoignages et des pièces versées au dossier, rendant ainsi une justice qui, selon elle, a su faire la part des choses face à l’absence de charges solides.
Figure bien connue de la scène publique locale, Christian Foulefack est un ancien maître de conférences à l’Université de Dschang. Avant d’être emporté dans le tourbillon de cette affaire judiciaire, il s’était également distingué sur l’échiquier politique en tant qu’ancien responsable régional du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans le département de la Menoua, avant de prendre la tête du PTN.
Cet acquittement referme un chapitre sombre qui avait profondément ému l’opinion publique et les milieux académiques. Si la liberté retrouvée marque la fin du calvaire carcéral pour l’enseignant, elle laisse toutefois en suspens la question de la vérité sur la disparition tragique de Blanche Dontsa. Dans une affaire où la justice a estimé que le doute devait profiter à l’accusé, le silence des faits souligne, une fois de plus, la complexité des enquêtes criminelles dans le contexte camerounais.





