Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) poursuit sa purge interne. Mercredi 12 août 2026, le parti a officialisé l’exclusion définitive d’Abraham Toukam et de Georgette Laure Kamegne pour trahison et insubordination. Une décision radicale qui intervient en pleine fronde judiciaire contestant la direction de Maurice Kamto, à l’approche d’échéances électorales décisives.
La ligne rouge a été franchie, et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a choisi l’option de la fermeté absolue. Mercredi 12 août, le directoire de la formation politique d’opposition a acté l’exclusion définitive de deux de ses figures contestataires, Abraham Toukam et Georgette Laure Kamegne.
Signé par le secrétaire général adjoint Justin Noah, le communiqué officiel ne mâche pas ses mots. Trahison, insubordination caractérisée et refus obstiné de se plier à la discipline collective sont les griefs retenus contre les deux ex-militants. Cette double radiation constitue la réplique directe d’un bras de fer judiciaire inédit. Aux côtés de Willy Mengue, déjà banni en juillet dernier, Toukam et Kamegne avaient choisi de traîner leur propre famille politique devant les tribunaux, remettant en cause la légitimité du président national Maurice Kamto et de son premier vice-président Mamadou Mota. Un délibéré sous haute tension est d’ailleurs attendu de cette fronde.
Alors que l’horizon politique se charge de menaces à l’approche des prochaines élections législatives et municipales, le parti de la Renaissance navigue en eaux troubles. Entre la nécessité de panser ses plaies internes et l’impératif absolu de remobilisation, le défi pour la direction sera d’imposer l’ordre dans ses rangs sans fracturer durablement sa base militante.





