Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) monte au créneau.
Le parti dénonce la confiscation des appareils médicaux indispensables à la survie de son président, Anicet Ekane, actuellement en détention au Service central des recherches judiciaires à Yaoundé.
Un extracteur d’oxygène confisqué depuis le 24 octobre
Selon un communiqué du MANIDEM daté du 21 novembre 2025, l’appareil essentiel, un extracteur d’oxygène permettant à Anicet Ekane de respirer normalement est bloqué depuis la soirée du 24 octobre 2025 dans sa voiture placée sous séquestre dans les locaux du Groupement de la gendarmerie du Littoral, à Douala.
Le parti affirme que cette confiscation « met gravement en danger la vie» de son leader, connu pour être extrato-oxygéno-dépendant. L’équipement médical serait posé sur le siège arrière du véhicule et n’aurait toujours pas été restitué malgré plusieurs démarches officielles.
Le MANIDEM parle de “mise à mort programmée”
Dans son communiqué, la formation politique dénonce une « violation flagrante des droits humains » et accuse directement le colonel Jean Pierre Otoulou, commandant de la Légion de gendarmerie du Littoral, de bloquer volontairement l’accès à ce matériel vital.
Le parti parle même d’« arrestation sauvage » d’Anicet Ekane et de plusieurs militants, dont Florence Aimée Titcho, tous interpellés dans le cadre des contestations qui ont suivi la présidentielle du 12 décembre 2025.
L’avocat de M. Ekane alerte en vain
Me Hippolyte Meli, l’avocat d’Anicet Ekane, a officiellement écrit au commandant de la Légion pour demander la restitution urgente de l’extracteur d’oxygène. Il précise que son client est actuellement hospitalisé au centre médical de la gendarmerie nationale et que ces appareils sont indispensables à ses soins.
L’avocat demandait que l’équipement soit remis aux médecins après les tests de vérification habituels. Jusqu’ici, aucune suite favorable n’a été réservée à cette requête.
Arrêté dans le cadre de la répression de ceux qui contestent les résultats officiels de l’élection présidentielle, Anicet Ekane reste considéré par ses partisans comme un détenu politique. Le MANIDEM rappelle qu’il continue de défendre la thèse selon laquelle Issa Tchiroma Bakary qu’il soutenait aurait remporté le scrutin.



