Bessala : « Le régime manipule l’opposition pour écarter Kamto »

Valère Bessala dénonce un complot du régime pour bloquer Maurice Kamto.

Invité sur le plateau de l’émission  « Le Club » diffusée ce dimanche sur Bnews1, le Guide du Parti Jouvence, Valère Bessala, n’a pas mâché ses mots. Pour lui, l’invalidation de la candidature de Maurice Kamto par ELECAM, suite à la double investiture au sein du MANIDEM, est une manœuvre délibérément orchestrée par le régime de Paul Biya pour empêcher la participation de l’ex leader du MRC à la présidentielle du 12 octobre 2025.

« La double investiture du Manidem a été fabriquée par le régime en place pour bloquer arbitrairement la candidature de Maurice Kamto…! C’est inacceptable dans un État de droit…! », a-t-il martelé.

L’ancien administrateur civil  dénonce un « sabotage politique » destiné à neutraliser le principal challenger du régime en place. Selon lui, les mécanismes d’exclusion ont été pensés bien en amont : « On a vu venir tous les stratagèmes du régime en place bien avant…! »

Valère Bessala considère qu’un tel climat n’est pas favorable à l’expression démocratique. Il appelle Maurice Kamto, qu’il qualifie de véritable opposant à Paul Biya, à saisir sans délai le Conseil constitutionnel pour contester la décision d’ELECAM, qu’il juge « arbitraire »*.

 Une investiture à 60 millions ?

Revenant sur sa propre absence dans la liste des candidats validés, Valère Bessala affirme avoir été victime d’un autre travers du système électoral : la marchandisation des investitures. « Avant de renoncer à ma candidature, j’avais approché un parti politique pour être investi. On m’a demandé 60 millions de francs…! Heureusement que mes ancêtres m’ont protégé…! Si j’avais donné les 60 millions, ELECAM n’aurait pas validé ma candidature malgré tout…! », a-t-il révélé.

L’ancien adjoint prefectorale  va plus loin en affirmant que certains partis dits d’opposition sont en réalité des instruments du pouvoir : « Le régime au pouvoir donnait de l’argent à certains partis politiques d’opposition en leur imposant d’investir tel ou tel candidat…! »

Pour lui, « sur toutes les candidatures validées, le peuple ne peut compter sur aucune…! » Seul Maurice Kamto, selon lui, incarne une alternative réelle au pouvoir actuel.

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