Boris Bertolt à Ekanga : “Rentre finir ton master avant de parler !”

Le journaliste et lanceur d’alerte  Boris Bertolt recadré Wilfried Ekanga, qu’il accuse d’« arrogance et d’ignorance politique » après ses critiques contre Issa Tchiroma. Boris Bertolt rappelle que  Issa Tchiroma Bakary fut un acteur clé des villes mortes de 1991, seul moment où Biya avait accepté un dialogue avec l’opposition.

WILFRIED EKANGA : «  C’EST L’ECONOMIE IDI-OT »

Wilfried EKANGA, j’ai effacé le post non pas parce que je ne pensais pas ce que j’ai écrit, mais parce que très vite un aîné m’a appelé, pour me demander de ne pas me laisser distraire par les errements d’un « enfant ».

Tu n’as jamais fais la moindre manifestation de rue au Cameroun. Tu ne sais pas ce que veut dire au Mboa : « Fuir le gnie ». Tu n’y connait que dalle. Mais comme tu persistes dans l’ignorance doublé d’arrogance et tripé d’imbécilité intellectuelle je vais te rappeler deux  éléments essentiels que tu aurais compris si au moins tu avais achevé ton master en sciences politiques.

1-    La seule fois où Paul BIYA a accepté de discuter avec les opposants au Cameroun ou d’ouvrir un processus de négociation c’était lorsque les opposants ont déclenché les villes mortes. Je ne sais pas quel âge tu avais mais moi je n’avais même pas 5 ans à cette époque. Mais contrairement à toi j’ai lu, j’ai échangé avec les aînés pour apprendre et comprendre. Et pour ton information, ISSA TCHIROMA a été un acteur clé de ce processus. Il connait donc très bien quels peuvent être les conséquences politiques, économiques et sociales d’une telle démarche. Il ne suffit pas de savoir aligner trois phrases françaises pour connaitre l’histoire. Mais il faut lire, lire et lire.

2-    Le problème des intellectuels faussaires, c’est leur approximation, leur manipulation des métadonnées. L’économie est une donnée centrale dans le comportement humain. Même dans les ménages, quand les finances sont au ralenti les problèmes sont récurrents entre un homme et une femme. Dès lors taper dans le porte feuille est une clé centrale pour susciter le mécontentement. Si tu avais un peu de culture politique tu aurais su qu’en 1992 quand Bill CLINTON se présente aux élections une bataille émerge entre ses conseillers sur les enjeux. Et Bill CLINTON décide de mettre l’économie plutôt que les valeurs ( culture, liberté, genre, religion) au cœur de la bataille. C’est alors que le stratège démocrate, James Carville, va produire  cette expression devenue culte : « C’est l’économie, idiot! » qui deviendra le thème central de la campagne de BILL CLINTON.

Au final, loin de tes petits errements d’intellectuel faussaire et de brigand virtuel, c’est la tendance économique qui détermine si des citoyens sont satisfaits d’un gouvernement ou non. De même, la perception subjective d’un citoyen sur sa santé économique détermine son engagement politique. Si les camerounais demandent massivement le départ de Paul Biya, c’est d’abord parce qu’économiquement c’est de mal en pire et cette fois ils en ont marre.

Et c’est quand à Yaoundé, ils vont acheter dans les prochains jours trois oignons à 4000  et 1 kg de bœuf avec os à 12 000 Fcfa que sans mot d’ordre tu auras 1 million de personne dans les rues de Yaoundé.

L’histoire nous enseigne que les grands empires sont tombés quand économiquement ca ne tenait plus. Rentre finir au moins ton master.

C’est l’économie idiot.

BORIS BERTOLT

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