Cameroun-incident de Bafoussam : Maurice Kamto se prononce et accuse le gouvernement

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) s’est prononcé sur le drame qui a frappé le quartier Gouache, dans le 3e arrondissement de la ville de Bafoussam, région de l’Ouest.

Dans un communiqué publié par son porte-parole, Maurice Kamto en adressant ses condoléances aux familles éprouvées, rappelle « que cette énième catastrophe survient à la suite de nombreuses autres similaires qui sont essentiellement le fruit d’une urbanisation anarchique de nos villes due à la démission depuis 37 ans au moins des personnes tenant sans partage ».

Bien plus, le candidat classé deuxième au dernier scrutin présidentiel soutient que « c’est là aussi une des conséquences tragiques palpables d’une décentralisation ratée notamment avec la nomination des délégués du gouvernement qui, parce que ne tenant pas leurs pouvoirs des populations, ne s’en soucient guère dans la mise en œuvre des politiques de développement local ».

Ci-dessous, l’intégralité de cette sortie :

Le Président Élu Maurice KAMTO, a appris avec consternation ce matin au réveil la nouvelle de l’éboulement de terrain qui est survenu dans la nuit du 28 au 29 octobre 2019 aux environs de 22 heures dans la ville de Bafoussam au quartier NGOUACHE IV bloc 6. Il a immédiatement dépêché sur place un des responsables du MRC dans la Région de l’Ouest sur les lieux. Il ressort du rapport établi par ce dernier qu’on dénombre à l’heure actuelle plusieurs dizaines de morts, près d’une cinquantaine de personnes disparues, et une dizaine de maisons ensevelies.
En attendant l’envoi sur place d’une délégation du Directoire National du MRC, le Président Élu présente aux familles si durement éprouvées et aux populations de la ville de Bafoussam ses sincères condoléances et celles de tous les militants et sympathisants du MRC, auxquelles il associe l’expression de sa profonde compassion.

Le Président Élu rappelle que cette énième catastrophe survient à la suite de nombreuses autres similaires qui sont essentiellement le fruit d’une urbanisation anarchique de nos villes due à la démission depuis 37 ans au moins des personnes tenant sans partage, voire illégitimement, les pouvoirs publics étatiques et municipaux.

C’est là aussi une des conséquences tragiques palpables d’une décentralisation ratée notamment avec la nomination des délégués du gouvernement qui, parce que ne tenant pas leurs pouvoirs des populations, ne s’en soucient guère dans la mise en œuvre des politiques de développement local.

Le Président Élu souligne donc plus que jamais l’urgence de la mise en place d’une gouvernance locale fondée sur une véritable démocratie locale permettant aux populations de choisir librement leurs dirigeants à tous les niveaux, et aux dirigeants ainsi choisis de savoir qu’ils doivent rendre compte de leur gestion aux populations qu’ils sont appelés à servir.

BN

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