Affaire Joyce Nawal : Issa Tchiroma fustige le « vide abyssal » de la protection de l’enfance

L’onde de choc de l’affaire Joyce Nawal, cette fillette de moins de trois ans présumée violée dans son école à Odza, atteint désormais la sphère politique internationale. Depuis la Gambie où il se trouve en exil, Issa Tchiroma Bakary, président du FSNC, brise le silence. À travers un communiqué au vitriol publié ce vendredi 29 mai 2026, l’opposant dénonce la répression policière des manifestants et fustige l’inaction du gouvernement.

L’affaire Joyce Nawal quitte les grilles de l’école La Glory Olympic pour s’inviter dans le débat politique national. Alors que Yaoundé panse encore les plaies des échauffourées de la veille entre forces de l’ordre et populations civiles, Issa Tchiroma Bakary a choisi de faire entendre sa voix depuis son exil gambien. Le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) qualifie la situation de « préoccupante » et salue la mobilisation des femmes de la capitale.

Pour l’ancien ministre devenu opposant en exil, l’institution scolaire a failli à sa mission première. Il l’exprime sans détour dans son document officiel :

« J’ai appris avec une consternation glaçante la nouvelle du viol de l’enfant Joyce Nawal […]. Oui, je l’affirme haut et fort, l’école est et doit rester un sanctuaire pour nos enfants. »

Le leader du FSNC apporte ainsi son soutien total aux collectifs citoyens qui ont investi le quartier Odza ce jeudi pour réclamer des comptes à la direction de l’école.

Au-delà de l’acte criminel lui-même, c’est la gestion de la crise par les autorités de Yaoundé 4 qui cristallise la colère de l’homme politique. Les interpellations de manifestants survenues hier matin passent mal. Issa Tchiroma Bakary dénonce un paradoxe sécuritaire :

« Il est inacceptable qu’en lieu et place de la manifestation de la vérité […], que le bâton de la répression s’abatte plutôt sur ces citoyennes éprises de justice. »

Le président du FSNC profite de cette tribune pour attaquer frontalement le système en place, promettant une refonte globale de la législation s’il accède au pouvoir :

« Sous mon magistère, une véritable politique de protection de l’enfance […] sera mise en place pour remplacer le vide abyssal du système actuel. »

En appelant à appliquer « les rigueurs de la loi » contre toute la chaîne de responsables, Tchiroma Bakary politise définitivement un fait de société qui n’a pas fini de secouer le Cameroun.

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