Quand un professionnel de santé sombre dans la haine tribale, c’est toute la société qui est en danger.
«C’est un peuple qui accouche on dirait des chenilles. Avec toute la saleté légendaire qu’ils traînent avec eux. Mendong, biyemassi, simbock, obili sont carrément devenues l’ouest en miniature. C’est un plan bien orchestré par ses envahisseurs faussaires malhonnêtes génétiques. Je crois qu’on doit appliquer à ce peuple ce que pharaon avait fait aux Hébreux. Les réduire en esclaves et les chasser de chez-nous. Les filles bamis accouchent comme des chiennes 1 enfants dans le ventre, l’autre en main, lautre sous les pieds dans compter les 4 autres qui rampent au sol. lillich c’est quoi cette histoire ! C’est la colonisation ou quoi?»
Ces propos attribués au médecin Evindi Christian Larroche sont d’une gravité extrême.
Dans un pays déjà fragilisé par les divisions, répandre la haine tribale et appeler à la stigmatisation d’une communauté est irresponsable et très dangereux.
Aucun Camerounais ne devrait être insulté, déshumanisé ou discriminé à cause de son ethnie. Encore moins par un médecin, dont la mission est de soigner sans distinction de tribu, de religion ou d’origine.
Le tribalisme est un poison qui détruit le vivre-ensemble et menace la paix sociale.
Le plus choquant dans cette affaire est que de tels propos auraient été tenus le jour même de la célébration de la Fête nationale du 20 mai, censée symboliser l’unité, la fraternité et le vivre-ensemble entre les peuples du Cameroun.
Voir un médecin tenir un discours aussi diviseur en une journée dédiée à l’unité nationale est profondément inquiétant et regrettable





