Les maladies cérébrovasculaires arrivent en tête des causes initiales de décès chez les femmes au Cameroun, avec 9 % des cas. Elles devancent les affections périnatales et le diabète, selon les données du ministère de la Santé issues du système DHIS2 et de l’outil ANACoD3. Le classement met en évidence le poids croissant des maladies non transmissibles.
Le constat interpelle. Au Cameroun, les maladies cérébrovasculaires constituent la première cause initiale de décès chez les femmes, selon les données de mortalité pour 2025 publiées par le ministère de la Santé.
D’après le classement des dix principales causes de décès chez les femmes, les maladies cérébrovasculaires représentent 9 % des décès recensés. Elles arrivent devant les affections survenant au cours de la période périnatale, qui comptent pour 7 %.
Le diabète occupe la troisième position avec 4,7 % des décès. Il est suivi par les troubles endocriniens, qui représentent 4,3 %.
Les maladies infectieuses restent présentes
Le paludisme demeure également une cause importante de mortalité féminine. Il représente 4,1 % des décès et se classe derrière les principales maladies métaboliques.
Le VIH arrive ensuite avec 3,8 %. Les néphrites et néphroses comptent pour 3,3 %, tandis que les infections des voies respiratoires inférieures représentent 3,2 %.
La maladie hypertensive complète presque le haut du classement avec 3,1 %. Les affections maternelles représentent, quant à elles, 2,8 % des décès féminins.
La prévention au centre des enjeux
Ces données montrent la coexistence de deux réalités sanitaires. Les maladies infectieuses continuent de provoquer des décès, tandis que les maladies non transmissibles occupent une place importante parmi les principales causes de mortalité.
La première position occupée par les maladies cérébrovasculaires souligne notamment l’importance de la prévention des facteurs de risque cardiovasculaire. L’hypertension et le diabète figurent eux-mêmes parmi les causes importantes recensées.
Le ministère de la Santé s’appuie, pour ces données, sur le système DHIS2 et la classification internationale des maladies, dans le cadre de l’analyse des causes de décès.
Ce classement rappelle ainsi que la santé des femmes ne se résume plus à la lutte contre les maladies infectieuses ou aux seules questions maternelles. La prévention et la prise en charge des maladies chroniques constituent désormais un enjeu majeur de santé publique au Cameroun.**





