Annoncée en grande pompe sur les réseaux sociaux et reprise par certains médias, l’arrivée supposée de Maurice Kamto au Front pour le Changement du Cameroun (FCC) relève de la pure infox. Le président national du parti, Jean-Michel Nintcheu, a balayé d’un revers de main ce communiqué falacieux.
La sphère politique camerounaise a connu de vive agitation avant de retomber dans la réalité. Un faux document, largement relayé, annonçait l’adhésion officielle de l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, au Front pour le changement du Cameroun (FCC) dirigé par Jean-Michel Nintcheu. Une rumeur habilement ficelée qui a rapidement enflammé la toile.
Diffusé initialement avec un faux sceau et répercuté par des plateformes telles que Times Télévision, le texte prétendait officialiser un ralliement de poids, à peine un mois après le départ de l’universitaire de la tête du MRC. Cette prétendue alliance, censée rebattre les cartes à l’approche des élections législatives et municipales, avait d’ailleurs suscité de nombreuses réactions dans l’opinion, notamment celle de l’analyste David Eboutou.
Cependant, le soufflé est vite retombé. Le Front pour le changement du Cameroun est formel : le communiqué en question ne vient pas de ses rangs. L’honorable Jean-Michel Nintcheu est monté au créneau pour dénoncer cette supercherie et rejeter l’authenticité de l’écrit. Contrairement aux affirmations avancées plus tôt, aucune adhésion de Maurice Kamto au FCC n’est actée à ce jour.
Alors que l’opposition cherche à se structurer en vue des prochains scrutins, cet épisode de désinformation met en lumière la fragilité du débat public face aux manipulations numériques. Dans un climat politique aussi fébrile, la rigueur et la vérification des sources s’imposent plus que jamais comme les gardiens de la vérité institutionnelle.





