Le complot des réseaux contre l’autonomie de la nation
Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où le silence devient une complicité et l’inaction, un crime. Le conflit qui déchire aujourd’hui les entrailles du Port Autonome de Douala (PAD) entre la SGS et TransAtlantic n’est pas une simple bataille de chiffres ou de scanners. C’est le théâtre d’une vaste supercherie. C’est le procès d’un système de corruption structurelle que j’appelle « la rente du déshonneur ».
le complot du statu quo
Pendant des décennies, nous avons été bercés par une mélodie anesthésiante : « Seule l’expertise étrangère peut garantir la norme. « Ce mensonge, martelé par les relais locaux de la SGS, est le socle d’un complot contre le génie camerounais. Pourquoi tant d’acharnement à maintenir une firme helvétique là où l’intelligence nationale est prête à prendre le relais ?
La réponse est hideuse : la corruption. Non pas seulement celle qui se glisse dans des enveloppes, mais celle, plus profonde, qui a corrompu l’ambition de nos dirigeants. Maintenir la SGS, c’est garantir les commissions occultes de réseaux qui préfèrent voir le pays à genoux, à condition qu’ils puissent rester assis à la table des maîtres. C’est le choix de la rente facile contre l’effort souverain.
la supercherie de « l’expertise » : un écran de fumée
La SGS nous vend du « vent technologique » à prix d’or. Philosophiquement, c’est ce que l’on appelle une aliénation consentie. On nous fait croire que le scanning est une science occulte que seul un Occidental peut maîtriser. Quelle supercherie !
TransAtlantic ne propose pas seulement des machines ; elle propose la fin d’un complexe d’infériorité. Le complot des réseaux cherche à discréditer cet opérateur national en l’accusant d’amateurisme. Mais la vérité est ailleurs : on ne reproche pas à TransAtlantic son incompétence, on lui reproche sa nationalité. Car une entreprise camerounaise au contrôle de nos frontières, c’est une boîte noire qui s’ouvre.
Goerges Messouane Medjué





