Dans une récente sortie, l’économiste et consultant sur Vision 4 tv scrute les deux candidats jeunes qui pour lui dispose d’un modèle de fédéralisme qui est selon lui une rupture claire avec le système actuel au Cameroun.
L’ETRANGE THEORIE DES MEUTES CYBERNETIQUES (PRESIDENTIELLES 2025)
Depuis un certain temps, une classe de politiciens a entrepris une féroce campagne de dénigrement des deux Fédéralistes majeurs du combat politique que sont Joshua OSIH et Cabral LIBII.
L’argumentaire relève de de l’anthologie de la mauvaise foi.
Suivant les étranges thèses de ces milieux, les deux Fédéralistes seraient des sous-marins du régime de Biya et ils agiraient pour en prolonger la pérennité !
Dans ce registre, les Opposants-Ministres qui ont été longtemps au Gouvernement, qui ont vécu essentiellement des ressources publiques en tant que responsables des institutions étatiques et en tant que Ministres sont les vrais opposants !
Depuis leur prime jeunesse, Bello Bouba, Issa Tchiroma et Maurice Kamto ont obtenu leur matricule d’agents publics au sens bureaucratique du terme, et toute leur existence professionnelle a tourné sur les ressources budgétaires qui ont fondé leur fortune et leur statut social. Ils ont acquis de manière définitive et irréversible le titre de « Monsieur le Ministre », « Monsieur le Ministre d’Etat », « Monsieur le Premier Ministre ».
Doyen par-ci, Chef de Commission par-là, peu de gens Camerounais peuvent se prévaloir de la formidable constellation de décrets nommant ces trois individus, avec « tous les avantages prévus par la réglementation en vigueur ».
Leur parcours a été marqué par la prison ou l’exil, mais comme une bonne mère qui se fâche momentanément contre son enfant, le système unitaire les a récupérés, les a absous tout en leur donnant son pis auquel ils sont accrochés comme des sangsues.
D’un point de vue idéologique et programmatique, ces pupilles de l’Etat unitaires sont des clones de Biya, ses alter égo dans la perception monarchique et messianiste du pouvoir d’Etat, et ses serviteurs zélés.
A contrario, OSIH et LIBII sont deux jeunes gens qui n’ont jamais rien géré du budget de l’Etat, et n’ont pu accéder au Parlement, qu’à la suite d’un combat épique dans une ambiance d’hostilité. Leur seul titre « Honorable » est le fruit d’une conquête personnelle, et s’ils ont pu avoir des rapports avec l’Etat, c’est davantage dans le cadre des rapports contractuels normaux entre le secteur public et le secteur privé.
Voilà les faits !
Mais face à ces faits, on retrouve les stratégies vicieuses sournoises développées par Kamto et ses ouailles pour extorquer le soutien des gens par des voies de violence psychologique. Il s’agit d’une opération de culpabilisation systématique de tous ceux qui ne se soumettent pas à leur Gourou, expliquant alors que tout soutien à un candidat autre que le leur n’est qu’un soutien déguisé du régime en place, car c’est une voix dilapidée au détriment de la seule possibilité d’alternative que, évidemment, ils sont les seuls à représenter par eux.
Avec le rejet de la candidature de Kamto, on a espéré que cette Meute allait mettre un mors à sa haine déchainée et arrêter ses méthodes. Hélas ! Loin de faire le deuil de leurs illusions, elle s’est mise à offrir ses services à Bello Bouba et Tchiroma qui n’en demandaient pas tant, en attaquant avec une hallucinante sauvagerie joshua Osih et LIBII, les sommant de se mettre derrière leurs choix.
Qu’escomptent-ils finalement de ces pratiques ? Ressusciter Kamto ? Kamto est politiquement mort et ne reviendra plus jamais ! Il ne sert absolument à rien de le maintenir comme une momie cybernétique dans l’attente d’une nouvelle vie politique totalement impossible. Kamto est fini comme une Pile Wonder.
Et cela se voit bien : un Yérima, un prince comme Bello Bouba peut bien convoiter l’électorat de Kamto, ce qui est légitime, mais il n’acceptera jamais fricoter publiquement avec un individu aux tendances anarchistes et qui échoué dans toutes ses entreprises politiques.
Ni Bello, ni Tchiroma n’ont besoin de l’encombrante ingénierie propagandiste des « Kamto ou Rien ».
Nous ne sommes plus qu’à quelques jours des élections présidentielles et nous avons besoin d’un espace de débats sereins sur les divers programmes.
C’est cela la vitalité d’une véritable démocratie.
Le seul moyen d’évincer Biya, ce n’est pas cet attelage bancal qu’il veulent créer, mais un modèle alternatif à son modèle qui a échoué ! Car seul un tel modèle peut susciter la mobilisation populaire requise pour obtenir un résultat significatif.
ET ce modèle est bel et bien l’Etat fédéral, défendu par OSIH et LIBII.
Dieudonné ESSOMBA





