Frappée par de violentes inondations et un éboulement meurtrier dans la nuit du 4 au 5 août 2026, la ville de Limbé pleure ses morts. Face à cette tragédie, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a adressé ses condoléances aux familles endeuillées et assuré les populations sinistrées du soutien indéfectible de la nation.
La nature s’est montrée impitoyable avec la cité balnéaire du Sud-Ouest. Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août 2026, de fortes précipitations ont transformé plusieurs quartiers de Limbé en un théâtre désolant, emportant des vies et des habitations. Au quartier Mbende, un dramatique éboulement de terrain, favorisé par la violence des eaux, a enseveli des familles directement à leur domicile.
Parallèlement, les secteurs de Down Beach, de Mabeta, de Bota ainsi que le marché central ont payé un lourd tribut, submergés par des flots déchaînés qui ont envahi les axes routiers, les boutiques et les résidences précaires. Selon les premiers bilans officiels communiqués par les autorités, la catastrophe a fait plusieurs morts et de nombreux blessés, laissant des centaines de riverains dans le désarroi total.
Face à ce choc, la réaction institutionnelle n’a pas tardé. Par le biais d’un message publié sur le réseau social X, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a tenu à manifester la solidarité de l’État. « Mes pensées et ma profonde sympathie accompagnent les habitants de Limbé, dans le département du Fako, suite aux glissements de terrain et aux inondations […] La nation est à vos côtés en cette épreuve difficile ! », a écrit le chef du gouvernement, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement aux blessés et aux personnes déplacées.
Au-delà de l’émoi et de l’élan de compassion, cette énième catastrophe climatique dans une zone urbaine vulnérable remet au premier plan la question cruciale de l’aménagement du territoire, de l’urbanisation anarchique et de la prévention des risques majeurs au Cameroun.





