L’on apprend que les 300 téléphones saisis étaient destinés à la publication de faux
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé la saisie de plus de 300 téléphones portables qui devaient, selon lui, servir à la diffusion de résultats frauduleux lors de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.
Lors d’une conférence de presse tenue à Yaoundé, le ministre a déclaré avoir découvert l’existence d’une plateforme mise en place par certains « politiciens véreux », destinée à manipuler l’opinion en proclamant de faux résultats électoraux. Selon lui, le mode opératoire prévoyait qu’un agent installé dans une chambre d’hôtel publie bureau de vote après bureau de vote des résultats falsifiés en faveur de son candidat.
Pour mener cette opération, des acteurs politiques auraient acquis des centaines de téléphones portables distribués à des jeunes chargés de propager ces faux résultats sur les réseaux sociaux. Les forces de maintien de l’ordre ont interpellé plusieurs personnes impliquées, lesquelles sont passées aux aveux, permettant de saisir plus de 300 appareils déjà prêts à l’usage.
Le ministre Paul Atanga Nji a fermement condamné ces pratiques qu’il juge contraires à l’ordre public et à la sérénité du processus électoral. Il a rappelé que, conformément à la Constitution et à la loi électorale, seul le Conseil constitutionnel est habilité à proclamer les résultats officiels de la présidentielle.
Le patron de la territoriale a également mis en garde les acteurs politiques encore tapis dans l’ombre contre toute tentative de manipulation de l’opinion, affirmant que les enquêtes se poursuivent pour identifier et sanctionner les commanditaires de cette opération.



