Esstic – Soutenances 2021 : Et c’est parti!

Ce jeudi 10 novembre 2021 a marqué le début des soutenances publiques, au sein du campus de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic). Une phase décisive pour les étudiants sortants du cycle licence. Leur destin en mains, ils doivent montrer patte blanche face aux  jurys incisifs qui se veulent surtout objectifs .

Il est environ 8heures du matin. A l’extérieur, les vendeurs de bouquets de fleurs synthétiques se font  nombreux. Un bouquet est vendu entre 1000fcfa et 2000fcfa, voire plus, en fonction de la qualité. Ces commerçants sont accompagnés par quelques photographes qui proposent eux-aussi leurs services. Sur place, l’on aperçoit déjà des véhicules qui garent, et des groupes de personnes qui arrivent. Ils sont pour la plupart constitués d’étudiants, de journalistes, et des membres de familles des candidats qui soutiennent. Ils sont conduits et installés dans les différentes salles par le protocole. Pour certains, le choix de la salle ne se fait pas de façon hasardeuse. Il s’agit donc de « choisir en fonction du thème des étudiants programmés, lequel nous parle le plus, ou en fonction des relations que l’on entretient avec le souteneur », explique Kabirou, étudiant en Journalisme 2 à l’Esstic. Les salles étant réparties par filière, chacun se dirige donc vers celle qui correspond à ses attentes.

 Les youyous et des cris de joie traduisent le début du processus dans certaines salles. Mais aussi des grincements de dents qui rythment les coeurs qui battent. Dans la salle « J3 » , l’attente se fait longue. Il est 8h40, et le jury n’y est toujours pas présent. Les spectateurs s’installent, et l’étudiante sortante aussi. Il s’agit de Carine KOGNE ; sa réalisation professionnelle porte sur la situation des personnes réfugiées au camp de Zamai, dans la région de l’Extrême-Nord. Pour l’attente, le Dj passe en boucle quelques sons. Les derniers réglages se font aussi.

A 9h02, le jury entre en salle. Il est constitué du Pr Mpessa, présidente, M. Lebogo et Dr Zanga, pour l’instant absent. Le Dj arrête la musique, et, silence total ! Les vraies choses peuvent commencer. L’assistance se lève accueillir les membres du Jury. « Asseyez-vous », lui lance le professeur. Quelques retardataires entrent dans la salle et s’y installent discrètement. Le Dr Zanga fait son arrivée, et la soutenance peut débuter. La parole est donnée à la candidate pour la présentation de son rapport de stage. « Mme la présidente du jury, honorables membres du jury, merci de me donner la parole », introduit-elle son propos. Elle présente de façon sommaire les activités auxquelles elle a pris part durant son stage, et le bilan qui en découle. La présentation faite, le jury y apporte ses critiques. Il est du devoir de la candidate d’y répondre lorsque la parole lui sera donnée.

Après une phase de questions-réponses intenses, l’on passe en revue la réalisation professionnelle de Carine. Il est 9h39, et cette dernière ne dispose que de quelques minutes. Il s’en suit également une phase de critiques. Les enseignants semblent très exigeants. La candidate apeurée répond à peine aux questions posées. Dans la foule, l’on compatit pour la candidate. Et le jury semble déjà agaçant ! Un agacement qui se traduit par des « hum » qui ronronnent dans toutes les gorges. Le jury invite l’assistance à sortir pour les délibérations… Les cœurs battent, les visages crispés, l’émotion est à son comble !

La phase de concertation terminée, le jury invite de nouveau le public à entrer, grâce à des claquements de mains. Tout le monde se tient debout. Le suspens envahit la salle…Les travaux de Carine sont jugés recevables, heureusement. Elle obtient les notes de 10,5 et de 12,5 sur 20. Elle ressort de la salle en pleurant « Je n’y croyais vraiment plus, après toutes ces critiques », allègue-t-elle toute émue. La salle se vide et le candidat suivant fait son entrée. Comme Carine, d’autres devront affronter leurs destins. Les soutenances débutées ce jour à l’Esstic,  prendront fin ce vendredi 12 novembre.

 Par Jordane Ela

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