Accusé par une mère de famille d’avoir dissimulé le viol présumé de sa fille de deux ans, le Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique d’Odza rejette catégoriquement ces allégations. Face à la diffusion d’un certificat médical accablant et au blocage de l’établissement par les parents, la direction oppose un démenti factuel. L’affaire, désormais pendante devant la gendarmerie, ravive le débat national sur la protection de l’enfance.
L’émotion est vive dans la capitale politique camerounaise. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux secoue depuis quelques heures la communauté éducative et l’opinion publique. Une mère de famille y accuse frontalement l’administration du Groupe Scolaire Bilingue (GSB) La Gloire Olympique, situé au quartier Odza, d’avoir couvert des actes d’agressions sexuelles perpétrés sur sa fillette de deux ans, inscrite en section pré-maternelle. Un certificat médical brandi par la famille vient corroborer la thèse d’abus physiques.
La réponse institutionnelle ne s’est pas fait attendre. Par le biais d’un communiqué de presse officiel daté du 27 mai 2026, signé par la fondatrice, Mme Noma Rachel, la Direction Générale de l’établissement récuse en bloc ces accusations qu’elle qualifie d’allégations médiatisées. Tout en exprimant sa compassion naturelle envers l’enfant et sa famille, l’école soutient qu’aucun incident de cette nature ne s’est produit dans ses locaux ni durant le temps scolaire, mettant en avant un historique institutionnel sans aucun antécédent.
Afin de restaurer sa version des faits, la direction a publié une chronologie détaillée des journées clés. Selon ce document, l’élève a quitté l’école le 25 mai 2026 à 13h40 en toute régularité. C’est à 17h00, après la fermeture des portes, que les parents sont revenus alerter l’établissement. La direction déplore qu’à ce moment, la mère ait refusé tout dialogue avec le coordonnateur présent, proférant plutôt des menaces pour le lendemain. Les tensions ont culminé le 26 mai dès 5h00 du matin, lorsque les parents ont barricadé l’entrée principale de l’école, bloquant temporairement l’accès aux élèves et au personnel.
Sur le plan légal, la confrontation prend une tournure strictement judiciaire. L’école affirme avoir transmis l’intégralité des enregistrements de son système de vidéosurveillance aux autorités compétentes. Une plainte ayant été formellement déposée par la famille, une enquête minutieuse est actuellement en cours à la Brigade de gendarmerie d’Odza pour faire toute la lumière sur cette affaire. En parallèle, l’établissement annonce avoir également engagé des poursuites pour la diffusion de « fausses informations ».
Dans un contexte national marqué par une recrudescence inquiétante des signalements d’abus sur mineurs, ce dossier illustre la fragilité de l’équilibre entre la nécessaire protection de l’enfance et la préservation de la réputation des institutions éducatives. Alors que la direction de La Gloire Olympique appelle les médias et le public à la retenue, seule l’issue de l’enquête de gendarmerie permettra de démêler le vrai du faux, et de rendre justice dans la sérénité requise.




