Sous le signe du renforcement de l’intégration régionale, le Cameroun a célébré sa 54e fête de l’unité nationale. Du Boulevard éponyme au Palais d’Etoudi, le président Paul Biya a orchestré une journée de communion civile, politique et militaire. Entre la parade des troupes tchadiennes et la réception solennelle de milliers d’invités, Yaoundé a réaffirmé les fondements de sa stabilité face aux défis contemporains.
YAOUNDÉ – Le cœur de la capitale politique a vibré au rythme de la fibre patriotique. Les célébrations officielles se sont déployées sous un thème central et stratégique : « L’unité nationale, pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ». Une formule qui a trouvé son illustration concrète tout au long de la journée.
La grande parade : La force et l’intégration
Au Boulevard du 20 Mai, la parade militaire a ouvert le bal sous l’œil attentif du chef de l’État. Ce grand moment a mis en avant « la puissance, la discipline et la modernisation des corps de l’armée, de la gendarmerie et de la police ». Le clou du spectacle est venu de la coopération transfrontalière. Cette année, l’honneur est revenu à l’armée tchadienne, invitée vedette, de fouler le pavé de Yaoundé pour magnifier la fraternité d’armes en Afrique centrale.
La jeunesse et les forces politiques ont ensuite pris le relais lors du défilé civil. Portés par une vive ferveur, les élèves, les étudiants et les militants des partis politiques ont défilé en arborant les pagnes officiels imprimés aux couleurs nationales.
Les salons d’Etoudi sous les projecteurs
En fin d’après-midi, le centre de gravité des festivités s’est déplacé vers les hauteurs du Palais de l’Unité. Dès 16 heures, les portes de la présidence se sont ouvertes pour accueillir un parterre impressionnant de convives. Le couple présidentiel, Paul et Chantal Biya, a fait une entrée officielle remarquée pour saluer une foule composée de dignitaires, de diplomates accrédités et de leaders d’opinion.
Autour de buffets solennels, l’ambiance des toasts a permis des échanges directs entre les membres du gouvernement, les figures de la société civile et les artistes. Les acteurs politiques, munis de leurs cartons d’invitation officiels, ont partagé ce moment de décrispation républicaine qui s’est achevé aux alentours de 20 heures 30 minutes.





