Frappes en Iran : l’ONU pointe la responsabilité des États-Unis dans des attaques contre des civils

Un rapport de la mission internationale d’établissement des faits de l’ONU accuse les États-Unis d’être responsables de frappes meurtrières menées le 28 février dernier contre des sites civils en Iran. Qualifiés d’attaques indiscriminées pouvant constituer des crimes de guerre, ces actes s’ajoutent aux accusations visant également le régime iranien pour répression interne.

L’actualité internationale est secouée par un nouveau rapport au vitriol. Dans des conclusions qui s’annoncent explosives et qui doivent être présentées ce lundi à Genève, la mission internationale d’établissement des faits sur l’Iran mandatée par l’ONU jette une lumière crue sur les zones d’ombre des opérations militaires menées dans la région.

Selon les enquêteurs, il existe des motifs raisonnables de croire que les forces américaines sont directement responsables de deux frappes dévastatrices survenues le 28 février dernier. La première, d’une extrême gravité, a visé l’école primaire Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud du pays, faisant plus de 150 morts, dont environ 120 enfants selon les autorités locales. La mission certifie que l’établissement était clairement identifiable comme civil et ne servait à des fins militaires. La seconde frappe a touché un complexe sportif et une zone résidentielle à Lamerd, coûtant la vie à 22 civils.

Face à ces accusations, la réaction de Washington reste contrastée. Le Commandement central américain conteste formellement avoir opéré une frappe à Lamerd ce jour-là, tout en restant discret sur les conclusions de son enquête interne concernant le drame de Minab.

Fidèle à une ligne d’impartialité, le rapport de l’ONU ne ménage pas pour autant le pouvoir en place à Téhéran. Les enquêteurs épinglent également les autorités iraniennes, les accusant de crimes contre l’humanité dans le cadre de la répression sanglante des manifestations antigouvernementales, documentant des homicides, des actes de torture et des disparitions forcées.

Si ces investigations menées sous l’égide du Conseil des droits de l’homme n’ont pas force de jugement, elles constituent un dossier lourd de menaces pour de futures procédures pénales. Entre belligérants de premier plan et impératif de protection des populations, ce rapport rappelle avec force que les violations du droit international humanitaire exigent, tôt ou tard, des comptes devant l’histoire et la justice.

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