Dans un communiqué publié ce 17 septembre 2026, la ministre déléguée à la Présidence chargée du Contrôle supérieur de l’État, Rose Mbah Acha, a convoqué d’urgence neuf maires et un ancien édile. Placée sous la houlette du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF), cette descente en ligne fait planer une ombre lourde sur la gestion de plusieurs collectivités territoriales.
La nasse se resserre autour de plusieurs exécutifs communaux du pays. Le Contrôle Supérieur de l’État (CONSUPE) vient de marquer un nouveau tournant dans sa mission de moralisation de la vie publique, en ciblant directement une dizaine de figures de la gestion locale, entre maires en exercice et anciens responsables.
Signé par Rose Mbah Acha, par ailleurs présidente du Conseil de Discipline Budgétaire et Financière (CDBF), un communiqué officiel daté du 17 septembre enjoint ces personnalités à se présenter sans délai au Bâtiment B (deuxième étage, porte B 203) des services du CONSUPE à Yaoundé, pour une affaire jugée particulièrement sensible les concernant.
La liste, transmise par le Secrétariat permanent du CDBF, ratisse large à travers le territoire. Sont ainsi convoqués : le Dr Noah Vincent de Paul (Okola), M. Ipoua Robert Olivier (Campo), M. Eto Romain Roland (Nanga Eboko), M. Akono Alinga André Rémi (Awae), M. Njatou Ngadep Nazaire Brolin (ancien maire de Makenene), M. Ebwea Pierre Honoré (Mouanko), M. Manfo Songong Jean René (Penja), M. Njoya Inoussa (Foumbot) et M. Manfred Njecacal (Dibamba). Tous doivent se conformer à cette injonction administrative dans les plus brefs délais.
Cette convocation en cascade s’inscrit dans le cadre strict des prérogatives régaliennes du CONSUPE, institution de contrôle placée sous l’autorité directe de la Présidence de la République. Chargée de veiller à l’exécution des budgets publics et à la bonne gouvernance au sein des collectivités décentralisées, l’institution dispose, à travers le CDBF, des leviers nécessaires pour sanctionner les fautes de gestion et les irrégularités financières.
À l’heure où la transparence et la redevabilité sont érigées en exigences cardinales pour les gestionnaires de la fortune publique, ces auditions imminentes s’annoncent cruciales. Elles pourraient bien sceller le sort politique et administratif de ces ordonnateurs locaux, désormais suspendus aux rigueurs de la justice disciplinaire budgétaire.





