La cour d’appel de Paris a rendu son verdict ce mardi 7 juillet dans l’affaire des assistants parlementaires européens : Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics. Si la cheffe de file du Rassemblement national écope de trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, la réduction de sa peine d’inéligibilité ouvre la voie à sa candidature présidentielle.
Le couperet est tombé. Au terme d’un procès en appel très attendu, la justice française a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen dans le dossier des emplois présumés fictifs au Parlement européen. La dirigeante d’extrême droite a été condamnée à trois ans de prison, dont un an assorti d’un aménagement sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros.
Un dénouement politique majeur
L’enjeu principal de ce second jugement résidait dans la peine complémentaire d’inéligibilité. En première instance, Marine Le Pen avait été frappée d’une sanction de cinq ans qui menaçait directement son avenir politique. En appel, la cour a ramené cette durée à 45 mois, dont 30 avec sursis. Compte tenu de l’exécution immédiate prononcée dès le jugement de mars 2025, la période ferme est désormais purgée, rendant l’intéressée éligible pour l’élection présidentielle de 2027.
Le Rassemblement national, également mis en cause en tant que personne morale, a été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont la moitié avec sursis.
Vers une campagne sous contrainte ?
Si cette décision lève le verrou juridique sur sa candidature, elle impose toutefois de nouvelles contraintes à la patronne du RN. La perspective de mener une campagne nationale sous le régime d’une détention à domicile avec surveillance électronique interroge sur la stratégie de communication du parti. Marine Le Pen, qui a toujours vigoureusement contesté ces accusations, devait s’exprimer ce mardi soir au journal de 20 heures de TF1 pour clarifier ses intentions.
Alors que le paysage politique français reste en pleine ébullition, ce verdict clos un chapitre judiciaire tumultueux tout en ouvrant une séquence présidentielle incertaine, où la justice et la politique se retrouvent plus que jamais entremêlées.





