Dans sa pensée hebdomadaire de a semaine, le président du Mrc s’adresse aux intellectuels qui refusent de s’engager en politique.
LA PENSÉE DE MK _N° 104-2026.
Certains disent : « Moi je ne fais pas de la politique », comme s’ils voulaient se prémunir d’une maladie honteuse. Ils disent : « Je suis un intellectuel, un libre penseur objectif. » Comme si la seule posture qui tienne face à l’injustice et la dictature n’était pas de les combattre sans merci, qui que l’on soit et où que l’on se tienne. Au contraire, ces intellectuels se plaisent à prescrire ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Je me suis toujours demandé à qui s’adressaient ces prescriptions. Cet intellectualisme aérien est une esthétique de poisson qui dit ne pas aimer l’eau. C’est aussi de l’individualisme bon marché. Ce genre d’individualistes profite des espaces de liberté conquis par les luttes communes, sans y contribuer. Dans le champ politique il n’y a de victoire que grâce à l’action collective assumée, menée sans faux-fuyants au nom des valeurs communes de dignité, de justice et de responsabilité.
Nous n’avons pas vocation à être des esclaves ou des sujets. Une fois qu’on a formulé cette vérité essentielle, on ne passe plus le temps à la ressasser, on agit pour qu’elle devienne réalité dans la cours de nos existences communes.Certains disent : « Moi je ne fais pas de la politique », comme s’ils voulaient se prémunir d’une maladie honteuse. Ils disent : « Je suis un intellectuel, un libre penseur objectif. » Comme si la seule posture qui tienne face à l’injustice et la dictature n’était pas de les combattre sans merci, qui que l’on soit et où que l’on se tienne.
Au contraire, ces intellectuels se plaisent à prescrire ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Je me suis toujours demandé à qui s’adressaient ces prescriptions. Cet intellectualisme aérien est une esthétique de poisson qui dit ne pas aimer l’eau. C’est aussi de l’individualisme bon marché. Ce genre d’individualistes profite des espaces de liberté conquis par les luttes communes, sans y contribuer. Dans le champ politique il n’y a de victoire que grâce à l’action collective assumée, menée sans faux-fuyants au nom des valeurs communes de dignité, de justice et de responsabilité. Nous n’avons pas vocation à être des esclaves ou des sujets. Une fois qu’on a formulé cette vérité essentielle, on ne passe plus le temps à la ressasser, on agit pour qu’elle devienne réalité dans la cours de nos existences communes.





