Quelques heures après la communication de la sénatrice Françoise Puene sur sa opportunité d’offrir des parrainages aux candidats du barreau, l’ordre des avocats par l’entremise de son bâtonnier Maître Mbah Éric Mbah va faire une sortie pour sévèrement critiquée cette action de la femme d’affaires.
« Mon attention vient d’être attirée par une capture de message abondamment relayée sur les réseaux sociaux. Sur cette capture attribuée à Madame Françoise PUENE on peut lire un texte à travers lequel l’auteur expose que depuis l’annonce du « concours du barreau », elle s’est aperçue de ce que nombre de potentiels candidats avaient du mal à obtenir la lettre de parrainage et qu’à cet effet, elle s’engageait à mettre à contribution des cabinets d’avocats pour faciliter cette exigence, ajoutant que les postulants peuvent d’ores et déjà lui adresser des demandes de parrainage à déposer dans un hôtel de la place Il s’agit d’une dérive contre laquelle l’Ordre des Avocats au Barre du Cameroun s’insurge avec la dernière énergie autant qu’il condamne cette int asion tapageuse dans un corps de métier réglementé par la loi et les règles séculaires. Le Bâtonnier saisit de cette occasion malheureuse pour rappeler qu’un parrainage est un mécanisme d’accompagnement professionnel à travers lequel un Avocat expérimenté s’engage à guider, conseiller, former et soutenir un stagiaire pendant la durée du stage. Il ne s’agit donc pas d’un acte sporadique ou commercial et encore moins d’un artifice aux mains des politiciens. En outre, l’attention des candidats à l’Examen d’Aptitude au Stage d’Avocat (EASA) est attirée sur le fait que les dossiers contenant des attestations d’existence de cabinets non répertoriés dans les registres de l’Ordre à date et accompagnées des procès-verbaux d’inspection de Cabinet ensemble le plan de localisation du Cabinet, seront systématiquement rejetés. L’Ordre des avocats « met en garde tout avocat qui se prêterait à cette dérive et avertit avec gravité des poursuites disciplinaires qui s’en suivront. »





