Le flou s’épaissit encore autour de l’assassinat de Bryan Formbor

Les témoignages des personnes poursuivies pour l’assassinat de l’ancien amant de Ivanna Essomba, l’épouse de Bruno Bidjang, survenu au lieudit Texaco Omnisport à Yaoundé en 2020, ne dissipe pas les zones d’ombre qui entourent cette affaire.

Le 29 mars 2023, Patrick Nde Mouaffo, mécanicien, Gustave Martial Mbida, mototaximan, et Armel Amborira, commerçant, ont clôturé le bal des témoignages dans l’affaire de l’assassinat de Boris Bryan Formbor, un jeune homme qui avait été froidement abattu à Yaoundé alors qu’il était en compagnie de Mme Ivanna Essomba, aujourd’hui l’épouse de Bruno Bidjang, le DG de Vision 4 TV. Au terme de l’audition des mis en cause devant la justice, la question de savoir qui a assassiné Boris Bryan Formbor ne semble pas avoir trouvé de réponse claire. En fait, tous les accusés ont rejeté les charges retenues à leur encontre, aidés à cela par certaines défaillances de l’accusation.

Comme leurs devanciers, les trois derniers mis en cause à passer devant la barre du Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi ont dit quasiment la même chose. Ils soutiennent tous qu’ils ne se connaissaient pas avant le jour du crime. Ils ne s’étaient jamais concertés pour assassiner M. Formbor que la plupart des accusés disent ne pas connaitre. A l’exception de Mlle Ivana Obama Essomba, tous nient avoir été au lieudit Texaco Omnisport, théâtre du crime, dans la nuit du 4 au 5 juin 2020. Ils ont également déclaré avoir fait la connaissance de Mme Ivana pour la première fois pendant les enquêtes après leur arrestation. Ils affirment aussi n’avoir jamais pris part à une séance de confrontation et visionné les images de vidéos surveillance de la police lors des enquêtes policières à la Division régionale de la police judiciaire du Centre (Drpj) et à l’information judiciaire.

En présentant sa défense à l’audience du 29 mars dernier, Patrick Nde Mouaffo, a expliqué qu’il est un apprenti mécanicien et habite encore dans la maison familiale. Faute d’avoir terminé sa formation, il dit occuper une grande partie de son temps aux travaux champêtres avec ses parents. C’est dans cette condition qu’il dit avoir bénéficié de la confiance d’un homme en tenue qui lui avait confié l’exploitation de sa moto neuve à des fins commerciales en journée. «Un matin, j’avais transporté des clients pour le quartier Elig-Dzoa. A mon retour, j’avais trouvé un attroupement au lieudit Texaco Omnisport. C’est ainsi que j’avais été interpellé par un policier qui dispersait la foule», a déclaré l’accusé.

La suite dans Kalara du 11 avril 2023

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