Près de deux mois après le décès de Georges Anicet Ekane, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) a officialisé sa nouvelle direction. Valentin Dongmo hérite de la présidence, avec pour mission de perpétuer l’héritage politique de la formation et de porter ses revendications sur le terrain institutionnel.
Le suspense a officiellement pris fin au siège du parti à Douala. Ce jeudi 30 juillet 2026, la direction du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) a levé le voile sur son nouveau bureau politique, propulsant Valentin Dongmo à la tête de la formation.
Un profil rompu aux arcanes du parti
L’homme fort de cette transition n’est pas un novice. Depuis 2018, Valentin Dongmo occupait les fonctions stratégiques de vice-président en charge des élections et des relations institutionnelles. Un ancrage interne décisif qui a pesé dans la décision actée le 13 juin dernier par le comité de direction. Il devient ainsi le sixième président du Manidem en trente ans d’existence, incarnant une transition placée sous le signe de l’expérience.
Autour de lui, une équipe resserrée a été présentée à la presse. Le nouveau bureau politique intègre deux vice-présidents, quatre secrétaires sectoriels — couvrant l’organisation, la formation, la communication (rôle confié à Bedimo Kouo, par ailleurs rapporteur), les finances et les relations extérieures —, ainsi que quatre membres ordinaires.
Entre héritage et priorités nouvelles
Dans sa première prise de parole publique, le nouveau président a tenu à dissiper les doutes quant à l’orientation idéologique du parti. Valentin Dongmo a réaffirmé l’attachement indéfectible du Manidem à la ligne de « l’Union pour le changement ».
Au-delà de la ligne programmatique, l’urgence est à l’action sociale et politique. Le bureau dirigeant a placé la libération des personnes interpellées au lendemain de la dernière élection présidentielle en tête de ses priorités. Pour y parvenir, le parti écarte toute velléité extrémiste, privilégiant les leviers traditionnels de la démocratie : déclarations publiques, participation active aux scrutins, campagnes de sensibilisation et ancrage permanent sur le terrain.
En s’installant aux commandes, Valentin Dongmo hérite d’une lourde responsabilité : maintenir l’unité d’un parti historique tout en pesant de tout son poids sur un échiquier politique camerounais en pleine recomposition.





