Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a refusé de prendre acte des résolutions de la Convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun tenue en décembre 2025. Invoquant le cadre légal des manifestations publiques, cette décision ministérielle accentue les tensions autour de la régularité des instances de cette formation politique d’opposition.
La fracture institutionnelle se reconfirme au sommet des affaires politiques nationales. Par une correspondance officielle en date du 19 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji, a opposé une fin de non-recevoir aux conclusions issues de la Convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).
Le pli ministériel, fixé à Joseph Thierry Okala Ebode, membre du directoire du MRC, porte sur la contestation formelle du procès-verbal des assises tenues le 21 décembre 2025. Dans son argumentation, le patron de la territoriale se fonde spécifiquement sur l’article 3, alinéa 2, de la loi n°90/055 du 19 décembre 1990 fixant le régime des réunions et manifestations publiques. Fort de ces dispositions, le membre du gouvernement indique qu’il n’a pas jugé opportun de prendre acte des résolutions adoptées lors de ces assises.
Cette décision administrative n’intervient pas dans un calme plat. Elle s’inscrit au cœur d’une contestation soutenue en interne par certains cadres et militants du parti, qui remettent en cause la régularité et la validité juridique des travaux menés à la fin de l’année 2025. En refusant d’entériner le procès-verbal soumis à ses services, le ministère de l’Administration territoriale prend acte des dissensiments qui bouleversent la formation et fige, de fait, la portée administrative de ces assises.
Au-delà de l’interprétation strictement légale du texte de 1990, cet arbitrage gouvernemental replonge la principale force d’opposition dans un flou juridique complexe. Alors que les échéances administratives et politiques imposent aux formations politiques de présenter des organes dirigeants incontestables, le MRC se trouve confronté à un double défi : souder ses querelles internes et surmonter le verrou de l’autorité de tutelle.





