Au lendemain de l’élection de Tiriane Balbine Noah à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, les voix dissonantes se font entendre. Invité sur le plateau de l’émission Débattons sur Times Télévision, l’ancien militant Willy Mengue, après l’échec de sa démarche judiciaire pour annuler le scrutin, pointe de lourdes irrégularités statutaires.
L’élection triomphale de Tiriane Balbine Noah à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ne fait pas l’unanimité. Alors que le parti d’opposition célèbre une transition historique après le départ de Maurice Kamto, le contentieux juridique et politique resurgit avec virulence sur la scène médiatique.
Sur le plateau de l’émission Débattons présentée par Parfait Ayissi sur Times Télévision, Willy Mengue n’a pas mâché ses mots. L’ancien militant du MRC, dont la requête visant à faire annuler la convention extraordinaire du 17 octobre dernier a été rejetée par la justice, remet ouvertement en cause la légitimité des nouvelles instances dirigeantes.
Au cœur de sa contestation se trouve la procédure d’organisation du scrutin. L’opposant pointe du doigt des défaillances statutaires majeures liées aux instances décisionnelles : « Il y a un problème sur la qualité de ceux qui ont convoqué la convention », a-t-il asséné à l’antenne. Selon lui, les vices de forme et le non-respect des textes fondamentaux déconfortent la gouvernance interne de la formation politique, au point d’affirmer que « le MRC s’enfonce dans le maquis » et continue d’évoluer en marge de la légalité.
Cette sortie au vitriole illustre les fractures persistantes autour de la succession au sein du principal parti de l’opposition camerounaise. Alors que la nouvelle présidente entend placer son mandat sous le signe de la cohésion et de la continuité, la contestation de la légitimité des instances électorales par d’anciens cadres constitue le premier véritable test politique pour l’équipe entrant en fonction.




