Dans cette sortie, le journaliste camerounais Jean Claude Mbede fait un témoignage sur l’ancienne miss Cameroun qui vient de décéder. Il parle d’une compatriote Courtoise, raffinée.
Je rédige ces lignes le cœur lourd et chargé de peine. Alice Nkono s’en est allée, et c’est un hommage appuyé, sincère et profond que je tiens à lui rendre aujourd’hui.
Polie, courtoise et empreinte d’une dignité rare, Alice aura été un modèle d’élégance. Pendant près de treize ans d’échanges, notre relation est restée intacte, empreinte de respect mutuel : elle répondait toujours à un bonjour par un bonjour, sans jamais chercher à me soutirer le moindre centime, sans jamais proférer un mot de trop.
Alice ne s’est jamais mêlée de mes publications ni des débats stériles. Je lui répétais souvent que la beauté de son cœur diluait et sublimait cette petitesse ambiante, illustrant à merveille toute la grandeur et la noblesse de la femme du Mbam.
Son attitude contrastait cruellement avec le comportement de tant de jeunes filles aujourd’hui. Au Cameroun, nombreuses sont celles qui se font inutilement des ennemis sur la toile en s’attaquant violemment à des inconnus, simplement pour prendre la défense de soi-disant « stars » qui ne connaissent même pas leur existence.
Si Alice n’était pas décédée, personne n’aurait jamais su qu’elle me fréquentait — alors même que le COMICA interdit généralement à ses Miss de me côtoyer, de peur que je ne leur donne des conseils.
Là où d’autres s’égaraient dans l’agressivité et le vide des réseaux sociaux, Alice fut exemplaire jusqu’au bout par sa réserve, sa valeur et sa classe.
Une BEAUTÉ sublime. Une dose d’intelligence. Une éloquence. Une voix. Une silhouette. Un charme.
Ah j’aime pas les éloges funèbres. Alice je suis triste.
Là-bas, au pays des anges, tu auras une nouvelle pote elle aussi partie cette semaine. Dolly Parton. Souriez et entonnez « Heart Breaker ».
Doux repos à toi, Miss Alice
Jean-Claude




