Alors que la rentrée scolaire 2026-2027 venait d’être lancée, la ville de Wum, dans le département de la Menchum, a été le théâtre d’une attaque meurtrière ce 8 septembre. Un commissaire divisionnaire a été tué par des hommes armés qui ont également kidnappé cinq membres du personnel enseignant de l’ENIEG.
Le sceau de la tragédie s’est abattu sur l’éducation dans le Nord-Ouest. Le retour dans les salles de classe a viré au cauchemar ce lundi 8 septembre 2026 à Wum, chef-lieu du département de la Menchum. En plein milieu d’une tournée d’évaluation de la rentrée menée par les autorités administratives, un commando armé a pris d’assaut le campus de l’École normale d’instituteurs de l’enseignement général (ENIEG), semant la mort et la désolation.
Le bilan de cette incursion met en lumière la vulnérabilité persistante des zones en proie à la crise sécuritaire. Le Commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase, qui assurait la sécurité du convoi préfectoral, a payé de sa vie son engagement. Selon les précisions du gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique, le haut gradé a été mortellement atteint par des tirs d’assaillants alors qu’il s’avançait à pied vers l’établissement après que son véhicule s’est enlisé dans un passage boueux.
Dans leur repli, les assaillants ont étendu leur forfait en emportant cinq cadres de l’institution éducative. Figurent parmi ces otages la directrice de l’ENIEG, KWA Hope, ainsi que quatre membres de son personnel : Ache Presilla, Kometa Divine, Kum Nadine et Nchia Dieudonné. Un enlèvement de masse qui plonge la communauté éducative locale dans une angoisse profonde à l’aube de cette année académique.
Face à cet acte qualifié de « barbare » par l’administration territoriale, les forces de défense et de sécurité ont été dépêchées sur les lieux pour quadriller la zone, traquer les ravisseurs et obtenir la libération des otages. Alors que les autorités appellent les populations à la vigilance et à la collaboration, cet énième drame rappelle l’urgence absolue de sécuriser durablement les sanctuaires du savoir dans les régions anglophones du Cameroun.





